Référendum en Ecosse : le "oui" à l'indépendance pour la première fois en tête dans un sondage

A moins de deux semaines du référendum, les partisans de l'indépendance représentent 51% des intentions de vote, selon un sondage publié dimanche.

Une femme tient un drapeau écossais avec l'inscription "Oui", en faveur de l'indépendance de l'Ecosse, le 15 août 2014, à Glasgow.
Une femme tient un drapeau écossais avec l'inscription "Oui", en faveur de l'indépendance de l'Ecosse, le 15 août 2014, à Glasgow. (ANDY BUCHANAN / AFP)

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Coup de tonnerre à onze jours du référendum. Les partisans de l'indépendance en Écosse sont pour la première fois majoritaires, avec 51% des intentions de vote, contre 49% aux défenseurs d'un maintien dans le Royaume-Uni, selon un sondage de l'institut YouGov, publié, dimanche 7 septembre, dans l'hebdomadaire britannique The Sunday Times (article payant, en anglais).

Les résultats ne tiennent pas compte des sondés sans opinion et de ceux qui disent ne pas avoir l'intention d'aller voter. En incluant ces deux groupes, les indépendantistes sont à 47% et les unionistes, opposants à la séparation d'avec le Royaume-Uni, à 45%.

Une Ecosse indépendante dès 2016 ? 

A moins de deux semaines du référendum du 18 septembre, les indépendantistes prennent donc l'avantage, alors qu'ils accusaient un retard de 22 points sur les unionistes il y a encore un mois. Le Parti national écossais d'Alex Salmond pourrait parvenir à son but de rompre le lien qui unit depuis 307 ans l'Ecosse à l'Angleterre.

Si les électeurs choisissent l'indépendance le 18 septembre, des négociations seront menées avec le gouvernement britannique au sujet de la monnaie, de la dette, du pétrole de la mer du Nord et de l'avenir de la base nucléaire sous-marine britannique en Ecosse. L'indépendance serait alors prononcée le 24 mars 2016.

Les nationalistes accusent le gouvernement britannique de gaspiller les richesses de leur terre. Ils affirment que l'Ecosse serait l'un des pays les plus riches du monde si elle prenait le contrôle de son destin. Les unionistes craignent, eux, que l'indépendance ne soit s'accompagne d'une période d'incertitude économique et politique.