Projet de centrale nucléaire d'Hinkley Point : EDF n'a pas le droit à l'erreur

Sur ce projet de construction de deux EPR dans le sud de l'Angleterre, l'entreprise française EDF est sous pression.

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France 2

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Hinkley Point, au sud de l'Angleterre, c'est là que se jouera peut-être l'avenir d'EDF. Un projet pharaonique à plus de 21 milliards d'euros pour construire deux réacteurs nucléaires de dernière génération. Un pari que le conseil d'administration d'EDF a approuvé hier, jeudi 28 juillet, selon les spécialistes pour démontrer la puissance industrielle de la France en matière d'énergie. "Si EDF veut être présent autour de la table de ceux qui construisent des réacteurs, il faut réussir le projet anglais", estime Jacques Percebois, professeur en économie de l'énergie.

Un projet en suspend

Le projet fait débat au sein même de l'entreprise. La situation d'EDF est fragile : baisse des prix de l'électricité, retards, et donc surcoûts de la construction des EPR de Finlande et de Flamanville (Manche). Le béton devait être coulé en 2019 pour une mise en service d'ici 2025. Mais coup de théâtre, jeudi 28 juillet, le ministre britannique de l'Énergie annonce vouloir réexaminer le projet. Hikley Point est donc provisoirement suspendu et le gouvernement britannique rendra sa décision à l'automne.

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Le logo d'EDF, lors d'un salon au Bourget, le 28 juin 2016.
Le logo d'EDF, lors d'un salon au Bourget, le 28 juin 2016. (ERIC PIERMONT / AFP)