Migrants : quand le web permet aux humanitaires de s'engager

Le grand format de France 3 est consacré aux volontaires du monde entier qui se retrouvent à Lesbos pour aider les réfugiés.

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FRANCE 3

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L'été, ils portent secours aux touristes en Catalogne par exemple. Cet hiver, ils sauvent des vies par dizaines sur l'île grecque de Lesbos, où environ 2 000 migrants arrivent chaque nuit. Quand une embarcation précaire arrive, ces secouristes espagnols doivent agir vite. Les bateaux sont de mauvaise qualité, les gilets de sauvetage pas aux normes... Quand les réfugiés touchent terre, l'angoisse laisse place au soulagement.

Mais les nombreuses épaves témoignent de situations plus périlleuses. Si un bateau chavire, les secouristes ne peuvent prendre que 35 personnes à bord. Si les migrants sont plus nombreux, de cruels choix s'imposent... "Dans ce cas-là, la priorité, ce sont les enfants, ceux qui parviennent encore à respirer en maintenant la tête hors de l'eau. On sauve en priorité les plus fragiles, ceux qui ne survivent que peu de temps dans l'eau", confie à France 3 Gérard Canals, volontaire espagnol de Proactiva Open Arms.

320 noyés depuis le début de l'année

Les secouristes, infirmiers ou encore simples citoyens venus faire de l'humanitaire viennent de toute la planète. Les réseaux sociaux permettent de coordonner et financer ces missions. "Grâce à ce que nous collectons sur Internet, nous pouvons répondre à des besoins spécifiques", explique Ryan Harvey, volontaire américain. Une internationale de l'humanitaire 2.0 s'est installée à Lesbos.

Depuis le 1er janvier, plus de 100 000 réfugiés sont arrivés sur l'île grecque. Mais la mobilisation des volontaires n'a pu empêcher 320 personnes de périr noyées.

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Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos (Grèce), le 25 octobre 2015.
Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos (Grèce), le 25 octobre 2015. (ARIS MESSINIS / AFP)