Migrants : le difficile accueil des mineurs

Plusieurs départements tirent la sonnette d'alarme : comment prendre en charge humainement et efficacement l'arrivée massive de jeunes migrants? Le nombre de mineurs isolés en 2012 était de 4 000 en France, aujourd'hui, il est passé à plus de 12 000.

Voir la vidéo
FRANCE 2
avatar
France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Tous les matins, la scène est la même : des dizaines de jeunes migrants à peine arrivés sur le sol français viennent demander asile et protection. Nous sommes à Gap dans les Hautes-Alpes. La frontière avec l'Italie n'est qu'à une dizaine de kilomètres. Première étape pour eux : se faire enregistrer au Conseil départemental. Selon la loi, ces jeunes doivent être mis à l'abri, et le département se doit de les protéger au nom de l'aide sociale à l'enfance. Mohamed arrive de Guinée-Conakry. Il dit avoir 15 ans. Mais il n'a aucun papier d'identité. Il ne sait pas où dormir, et pour l'instant, il n'y a plus de place d'hébergement. 

7 euros par jour

"Ils pensent qu'en arrivant ici, ils vont tout de suite être pris en charge. Et aujourd'hui, il y a tout un système qu'ils ne savent pas", explique Marie Florentin, conseillère enfance famille au département des Hautes-Alpes. Pour ces autres réfugiés venus d'Afrique, du Pakistan et de Turquie,après avoir traversé des Alpes à pied, il n'y aura pas de place non plus. "Dormir dans la nature sans couverture, c'est très difficile", témoigne l'un d'entre eux. Pour toute prise en charge, le département leur donne quelques tickets restaurant, 7 euros par jour. Et si le soir, ils ne sont pas à la rue, c'est grâce à une association qui leur propose un toit pour dormir.       

Le JT
Les autres sujets du JT
Migrants : le difficile accueil des mineurs
Migrants : le difficile accueil des mineurs (FRANCE 2)