Migrants : la Turquie d'accord pour devenir terre d'accueil

Un accord a été trouvé entre l'Union européenne et la Turquie sur la question des migrants. Mais les réfugiés ont-ils un avenir là-bas ? Les explications de France 3.

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FRANCE 3

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En fin d'après-midi, ce 18 mars à Bruxelles (Belgique), un accord sur la question de l'accueil des réfugiés a été trouvé lors du sommet Europe-Turquie : tous les migrants arrivés en Grèce à partir de dimanche seront renvoyés vers la Turquie.

En échange, le pays voit son aide financière portée à 6 milliards d'euros et redore son blason sur la scène internationale. Si l'ONU dénonce un risque d'expulsions collectives, l'UE désamorce. "Cet accord respecte le principe de non-refoulement et exclut toute forme d'expulsion collective", assure Donald Tusk, président du Conseil européen.

Des doutes sur la Turquie

Mais selon la politologue Catherine Wihtol de Wenden, la Turquie ne sera jamais une terre d'avenir pour les migrants : "La plupart de ces gens n'auront aucun statut, aucune possibilité d'avoir l'asile, ni le droit de travailler". Ankara n'a jamais ratifié l'élargissement de la Convention de Genève. Selon le droit turc, le statut de réfugié est réservé aux seuls Européens.

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Un enfant porte du pain dans le camp d'Idomeni, le 6 mars 2016. Même si 42 000 repas sont distribués chaque jour par les associations humanitaires, tous les migrants ne mangent pas à leur faim.
Un enfant porte du pain dans le camp d'Idomeni, le 6 mars 2016. Même si 42 000 repas sont distribués chaque jour par les associations humanitaires, tous les migrants ne mangent pas à leur faim. (DIMITAR DILKOFF / AFP)