VIDEO. Migrants : à Idomeni, la souffrance des enfants sur la route de l'exil

Ce village grec symbolise le sort des migrants, car il est à la frontière de la route des Balkans désormais fermée. Depuis un peu plus d'une semaine, près de 13 000 réfugiés s'y entassent.

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FRANCE 2

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Le camp d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, était censé accueillir 1 500 personnes. Elles sont désormais 13 000 à loger sous des tentes, dont 4 000 enfants. Parmi eux, Sana, 4 ans, et sa petite sœur de quatre mois. Installée ici depuis plus de vingt jours, elle déménage ce matin. Trop de boue, trop d'humidité. Leur père ne cache plus son exaspération. "Elles toussent toutes les nuits, elles pleurent, ne peuvent pas dormir, elles mangent mal, ce n'est pas une vie d'homme, mais d'animal", s'insurge Hassan. 

60% des migrants sont des femmes et des enfants

Principales victimes de cette insalubrité : les enfants en bas âge, presque tous malades. Diarrhées, problèmes respiratoires… Isabelle Bouton, une infirmière française de Médecins du monde, reçoit une cinquantaine d'enfants par jour. Désormais, elle craint l'arrivée d'épidémies. "Tout ce qui est rubéole, on a eu un cas d'hépatite A chez un petit garçon", explique-t-elle.

Le quotidien des enfants est rythmé par la distribution de nourriture. La semaine dernière, trois réfugiées du camp d'Idomeni ont été transportées à l'hôpital pour accoucher. Parmi les migrants, 60% sont des femmes et des enfants. Les autorités tentent de convaincre les réfugiés de s'installer plus loin, dans des camps moins insalubres, mais tous souhaitent rester près de la frontière, au cas où elle devrait réouvrir.

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Des enfants dans le camp de réfugiés d'Idomeni (Grèce), à la frontière grecquo-macédonienne, le 13 mars 2016.
Des enfants dans le camp de réfugiés d'Idomeni (Grèce), à la frontière grecquo-macédonienne, le 13 mars 2016. (MAXPPP)