Migrants : l'Union européenne crée 100 000 places d'accueil en Grèce et dans les Balkans

Cette décision a été annoncée à l'issue d'un mini-sommet européen réuni dimanche à Bruxelles pour juguler la crise migratoire.

Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos (Grèce), le 25 octobre 2015.
Des migrants arrivent sur l'île de Lesbos (Grèce), le 25 octobre 2015. (ARIS MESSINIS / AFP)

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L'Union européenne a annoncé dimanche 25 octobre la création de 100 000 places d'accueil pour les réfugiés en Grèce et dans les Balkans à l'issue d'un mini-sommet européen à Bruxelles (Belgique). "On ne peut pas laisser les gens livrés à eux-mêmes, dormir dans les champs en 2015", a expliqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Le responsable européen avait convoqué en urgence cette réunion pour décider d'"une plus grande coopération et d'actions opérationnelles immédiates" sur la route des Balkans, où affluent des milliers de migrants et réfugiés, fuyant notamment la guerre en Syrie, pour rejoindre le nord de l'Europe. Dix Etats membres – l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Roumanie et la Slovénie – étaient représentés, mais aussi trois pays n'appartenant pas à l'Union : l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. Francetv info détaille les principales mesures annoncées.

100 000 places d'hébergements vont être créées

Sur les 100 000 places d'accueil créées, la Grèce a accepté, avec l'aide du Haut commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR), d'en prendre en charge 30 000 d'ici à la fin de l'année. Dans un deuxième temps, 20 000 places seront créées dans des familles d'accueil et des logements en location subventionnés par le HCR. Les 50 000 places restantes seront installées le long de la route des Balkans en coordination avec l'ONU.

Des mesures pour "restaurer l'ordre"

Dans une déclaration commune, les pays participants se sont engagés à mettre en œuvre dès lundi 17 mesures pour "restaurer l'ordre" aux frontières de l'Union européenne et "ralentir le flux incontrôlé de personnes", a expliqué Jean-Claude Juncker. Parmi celles-ci, figurent l'envoi de 400 policiers pour assister la Slovénie, débordée, l'enregistrement plus systématique des migrants aux frontières extérieures et des échanges quotidiens d'informations entre états voisins.

Les dirigeants s'engagent aussi à "décourager le mouvement des réfugiés ou des migrants vers une frontière d'un autre pays de la région". "Une politique consistant à laisser passer des réfugiés sans en informer un pays voisin n'est pas acceptable", souligne la déclaration finale. "Si nous ne prenons pas d'actions immédiates et concrètes sur le terrain dans les jours et semaines à venir, je pense que l'Union européenne tout entière va commencer à s'effondrer", avait averti gravement le Premier ministre slovène Miro Cerar, dont le petit pays a vu transiter plus de 60 000 migrants en dix jours.