Migrants à Grande-Synthe : le maire de la Ville menace le gouvernement d'ouvrir un camp d'accueil

Exaspéré par la situation sanitaire de 350 refugiés, le maire de Grande-Synthe (Nord), Damien Carême, a tiré la sonnette d'alarme. Il menace de rouvrir un camp d'accueil si la situation n'évolue pas.

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Des bébés au milieu des détritus, dormant à même le sol : les photos ont été prises il y a une quinzaine de jours. Depuis, Yasmine, huit mois, née en France, est passée en Angleterre, selon les associations. Sur une autre photo, on voit Bilal, trois ans. Lui vit toujours dans les bois. Aujourd'hui, il dort dans une tente avec ses deux frères et soeurs et ses parents, arrivés du Kurdistan irakien il y a trois mois. À force de dormir dehors, Bilal est tombé malade. Comme lui, 30 à 50 enfants vivent ici à Grande-Synthe (Nord), et environ 300 adultes l'attente d'un hypothétique passage en Angleterre.

Conditions de vie indignes

Ils ont investi ces bois en bordure d'autoroute et se servent de l'étang tout proche pour se laver. Ici, aucune structure en dur, un seul point d'eau installé par la ville : des conditions de vie indignes. Ces migrants se plaignent de descentes des forces de police, qui viennent casser leurs tentes. Les humanitaires sur place confirment : la dernière a eu lieu jeudi soir. Pour la préfecture, c'était une opération de mise à l'abri, mais le maire, Damien Carême, ne décolère pas. Alors pour alerter le gouvernement et l'opinion, il a posté des images sur les réseaux sociaux. Damien Carême a prévenu : si le gouvernement ne fait rien dans les tout prochains jours, il rouvrira un camp d'accueil sur sa commune.

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