La France a enregistré 79 130 demandes d'asile en 2015, en hausse de 22% par rapport à 2014

L'asile a été accordé à 31,5% des demandeurs l'an dernier, contre 28% en 2014.

Des demandeurs d'asile apprennent le français, le 16 septembre 2015, dans un centre de Cergy (Val-d'Oise).
Des demandeurs d'asile apprennent le français, le 16 septembre 2015, dans un centre de Cergy (Val-d'Oise). (JACQUES DEMARTHON / AFP)
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Les demandes d'asile en France ont fortement augmenté l'année dernière. En 2015, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a enregistré 79 130 demandes d'asile. Ce chiffre, publié mardi 12 janvier, est en augmentation de 22% par rapport à l'année 2014. Les principaux pays d'origine des candidats à l'asile en France ont été la Syrie, le Soudan et le Kosovo, selon Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra.

Cette hausse à deux chiffres s'explique notamment par l'accélération enregistrée depuis l'été, du fait d'une augmentation du nombre de dossiers déposés à Calais ou à Paris avec l'évacuation de campements. Malgré tout, la situation en France reste très différente de celle de l'Allemagne, qui a accueilli 1,1 million de demandeurs d'asile l'an dernier.

Davantage de réponses positives

Une autre évolution notable est la hausse des réponses positives : l'asile a été accordé à 31,5% des demandeurs l'an dernier, contre 28% en 2014.

L'an dernier, le principal pays d'origine des demandeurs d'asile a été la Syrie, avec 5 200 demandes déposées (+66%). Selon Pascal Brice, presque tous les Syriens (97%) obtiennent l'asile. La demande soudanaise a quasiment triplé (+170%, à 5 060 dossiers), dans la foulée des demandes déposées à Calais par des candidats ayant abandonné l'idée de passer en Grande-Bretagne. Le Kosovo occupe la troisième position du classement (+92%, à 4 650).

En 2014, un peu moins de 65 000 dossiers d'asile avaient été déposés, ce qui constituait une baisse de 2%. C'est désormais l'Ofpra qui accorde le plus souvent l'asile, dans les trois quarts des cas, alors qu'il y a quelques années, c'était surtout en appel devant la cour nationale du droit d'asile (CNDA) que les demandes étaient majoritairement satisfaites.