L'Europe est capable de "se surmonter" face à la crise migratoire, estime le pape François

Lors d'une rencontre avec des catholiques français, le pape a appelé l'Europe à s'appuyer sur ses "racines" pour "aller de l'avant".

Le pape François salue la foule avant son audience générale hebdomadaire, le 2 mars 2016, au Vatican.
Le pape François salue la foule avant son audience générale hebdomadaire, le 2 mars 2016, au Vatican. (VINCENZO PINTO / AFP)

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"Le seul continent qui puisse apporter une certaine unité au monde, c'est l'Europe." Le pape François a estimé, mardi 1er mars, que le Vieux continent pouvait "se surmonter" face à la crise migratoire de ces derniers mois, en s'appuyant notamment sur son histoire, selon des propos traduits rapportés, mercredi, par le site de La Vie.

Lors d'une rencontre avec une trentaine de catholiques français au Vatican, le souverain pontife a dressé le constat d'une "invasion arabe", qu'il a qualifiée de "fait social""Il ne faut pas surinterpréter le terme 'invasion', précise à francetv info l'auteur de l'article de La Vie, Jean-Pierre Denis. Il voulait simplement évoquer le mouvement migratoire, sans jugement, il n'y a aucun doute là-dessus."

Une Europe "agrandie par l'échange entre les cultures"

Le pape François a rappelé "combien d'invasions l'Europe a connues tout au long de son histoire" et souligné qu'"elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l'avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l'échange entre les cultures". Il a appelé les dirigeants des Etats européens à "aller à la table de négociation" pour résoudre la crise migratoire, en ayant conscience "qu'il faut perdre quelque chose pour que tout le monde gagne".

L'Argentin estime que le renouveau de l'Europe implique qu'elle "retrouve ses racines culturelles". "Si je ne suis pas clair avec moi-même, si je ne connais pas mon identité religieuse, culturelle, philosophique, je ne peux pas m’adresser à l’autre", selon lui.

"En oubliant son histoire, l'Europe s'affaiblit"

"De tous les pays occidentaux, les racines européennes sont les plus fortes et les plus profondes, assure le pape. A travers la colonisation, ces racines ont même atteint le nouveau monde. Mais en oubliant son histoire, l’Europe s’affaiblit. C’est alors qu’elle risque de devenir un lieu vide."