Environ 500 migrants pénètrent dans l'enclave espagnole de Ceuta

Une fois atteint ce territoire enclavé entre le Maroc et la mer Mediterranée, les migrants ont le droit de présenter une demande d'asile et si elle est acceptée, de s'installer dans l'Union européenne.

Des migrants laissent éclater leur joie après avoir franchi la clôture qui sépare le Maroc et l\'enclave espagnole de Ceuta, le 17 février 2017.
Des migrants laissent éclater leur joie après avoir franchi la clôture qui sépare le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, le 17 février 2017. (REUTERS)
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franceinfo avec ReutersFrance Télévisions

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Environ 500 migrants venus d'Afrique subsaharienne ont pénétré dans l'enclave espagnole de Ceuta, frontalière avec le Maroc, en franchissant une clôture de 6 m de haut. Des dizaines d'entre eux se sont répandus dans les rues de la ville en criant "Liberté", vendredi 17 février, comme le montrent des images tournées par la télévision locale.

Trois membres des forces de l'ordre ont été blessés en tentant d'empêcher cette entrée massive, selon un porte-parole de la Garde civile. De son côté, la Croix-Rouge dit avoir recueilli 400 migrants à son centre de Ceuta, dont certains s'étaient blessés en franchissant la clôture. Début janvier, un millier de migrants avaient tenté d'entrer à Ceuta mais la plupart d'entre eux avaient été repoussés.

La barrière a pourtant été rehaussée en 2005

Une fois en territoire espagnol, les migrants ont le droit de présenter une demande d'asile et si elle est acceptée, de s'installer dans l'Union européenne. Mais l'Espagne est régulièrement critiquée pour renvoyer immédiatement au Maroc les migrants qui entrent sur son sol lors de tels incidents, une procédure qui prive les personnes concernées de la possibilité de déposer une demande d'asile.

Un migrant revêt le drapeau espagnol après avoir franchi la clôture entre le Maroc et l\'enclave espagnole de Ceuta, le 17 février 2017.
Un migrant revêt le drapeau espagnol après avoir franchi la clôture entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, le 17 février 2017. (REUTERS)

Cette entrée massive, sans doute l'une des plus importantes depuis que la barrière a été rehaussée en 2005, intervient alors qu'un différend oppose le Maroc à l'Union européenne sur l'interprétation d'un accord de libre-échange sur les produits agricoles et de la pêche.