En visite dans un centre d'hébergement, la ministre de la Santé promet "aucune coupe dans le budget de l'accueil des migrants"

En visite dans un centre d'hébergement d'urgence d' Ivry-sur-Seine, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été interpellée par des élus communistes qui réclament davantage de moyens pour les réfugiés. 

Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne, adresse une lettre à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé.
Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne, adresse une lettre à Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. (Laurine Benjebria)
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Laurine BenjebriafranceinfoRadio France

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La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, était à Ivry-sur-Seine mardi 1er août pour visiter un centre d'hébergement d'urgence pour migrants, ouvert il y a six mois. Les sénateurs et les élus locaux ont profité de cette visite pour interpeller la ministre sur le manque de moyens dédiés à l'accueil des réfugiés.

"Aucune coupe dans le budget de l'accueil des migrants" promet la ministre de la Santé

Parmi les plus décidés, Christian Favier, président du conseil départemental du Val-de-Marne, a remis une lettre adressée à la ministre de la Santé. Il tenait également dans ses mains une pancarte demandant à Agnès Buzyn de "respecter les droits humains". "On ne peut pas demander aux collectivités locales de créer des places d'hébergements locales tout en baissant de 13 milliards d'euros leurs financements. Il faut s'assurer que les financements promis par l'État dans ce centre soit durable" explique Christian Favier. 

Les élus communistes du Val-de-Marne interpellent la ministre de la Santé sur le manque de moyens dédiés à l\'accueil des migrants
Les élus communistes du Val-de-Marne interpellent la ministre de la Santé sur le manque de moyens dédiés à l'accueil des migrants (Laurine Benjebria)

Pour Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, "l'État doit investir. Tout ne peut pas reposer sur nous". A cet argument Agnès Buzyn a répondu  que "l'État central ne peut pas faire sans les bénévoles. Parce que nous ne sommes pas au plus près des besoins et des territoires".

Non seulement il ne faut pas couper, mais il faut augmenter le budget pour l'accueil des réfugiés !

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne

à franceinfo

Et la ministre des Solidarités et de la Santé l'a promis : "Sous la responsabilité de mon ministère, il n'est prévu aucune coupe budgétaire". Reste que comme l'ont rappelé à la ministre les associations et personnels, il est aujourd'hui devenu très difficile de recruter des bénévoles pour accueillir et soigner les réfugiés.