EN IMAGES. Quinze photos pour plonger dans le quotidien de la "jungle" de Calais

Il y a près d'un an, environ 500 migrants s'installaient sur ce site, dépourvu alors de cabanes et de points d'eau. Aujourd'hui, ils sont plusieurs milliers. 

Les migrants de la "jungle" de Calais ne comptent pas y rester, et tentent chaque jour de rejoindre l'Angleterre. Pourtant, ces hommes, femmes et enfants, qui fuient la misère et/ou des pays en guerre, veulent préserver leurs habitations de fortune, dont une partie est menacée de destruction. Alors que la préfecture du Pas-de-Calais espère proposer des solutions décentes d'hébergement provisoire aux milliers de migrants de la "jungle", cette ville dans la ville reste tant bien que mal sur pied depuis sa création, en mars 2015, sur les ruines de campements précédents. 

A partir de mercredi 24 février, le tribunal administratif de Lille doit statuer sur le référé introduit pour tenter d'obtenir un report de l'évacuation de la partie sud de la "jungle". Francetv info vous montre son étendue. 

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Cette vue aérienne de la "jungle" de Calais, prise mardi 23 février, montre son étendue. Au nord, se trouvent les conteneurs blancs du Centre d'accueil provisoire (CAP), inauguré le 11 janvier. Le justice doit décider d'évacuer ou non la partie sud.  FRANCK DUBRAY / MAXPPP
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L'entrée de la "jungle" de Calais, le 19 février 2016.  JULIEN PITINOME / NURPHOTO / AFP
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Mardi, le CAP accueillait déjà 1 200 migrants dans des conteneurs chauffés. Ceux qui s'y installent doivent prendre connaissance du règlement, et faire enregistrer leur empreinte palmaire au poste de sécurité : ils obtiennent alors un code permettant d'entrer et de sortir du camp.  JEREMIAS GONZALEZ / MAXPPP
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A terme, l'Etat souhaite "ne conserver que des hébergements structurés et contrôlés à Calais", explique Le Monde.fr. Son objectif est de n'accueillir qu'un total de 2 000 personnes dans le camp.   MAXPPP
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Le CAP compte 125 conteneurs : des dortoirs de six personnes, d'autres réservés aux familles et six lieux "de convivialité", pour partager des activités. FRANCK DUBRAY / MAXPPP
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Ces hommes se sont installés dans ce CAP déjà  à moitié plein, selon les associations. Les femmes et enfants sont quant à eux pour l'instant logés en priorité dans les locaux du centre aéré Jules Ferry, géré par l'Association La Vie Active, qui jouxte le campement.  PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS
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La préfecture espère pouvoir également loger provisoirement des migrants dans les tentes de la sécurité civile, elles aussi installées dans le nord du camp. Elle évoque 450 places disponibles.  MAXPPP
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Un migrant pousse un chariot de courses, dans la "jungle" de Calais, mardi 23 février 2016. MAXPPP
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Une partie a déjà été entièrement rasée, laissant une bande de terre d'une centaine de mètres, qui sépare le camp de la route. Impossible de se cacher pour tenter d'embarquer à bord d'un camion qui se dirige vers le port ou le tunnel sous la Manche.  MARIE-VIOLETTE BERNARD / FRANCETV INNFO
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La construction de logements de fortune et d'infrastructures provisoires, elle, ne s'arrête jamais. Ici, un homme construit un abri tout près de la zone dans laquelle ont été installés des conteneurs, le 15 février 2016.  MAXPPP
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Plus au sud, la "jungle" compte des rues et parfois, des maisons numérotées. Eglises, mosquées, écoles, restaurants, épiciers, librairie, etc., pourraient être à leur tour rasés.  PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS
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La préfecture conteste le chiffre de plus de 3 000 migrants dans la jungle sud. Elle n'en compte que 800 à 1 000. Dans le restaurant Ashram Kitchen, dans la "jungle" de Calais, mardi 23 février 2016.  MARIE-VIOLETTE BERNARD / FRANCETV INFO
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Un recensement de mineurs, effectué par l'association France terre d'asile (FTDA), indique que 326 mineurs vivaient dans la "jungle" à la mi-février.  PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Des bénévoles et des humanitaires gèrent des stocks de vivres dans un entrepôt de l'auberge des migrants, une association sur le terrain de la "jungle" de Calais depuis 2008. Aujourd’hui, elle sert "2 000 repas par jour, à Calais et à Dunkerque, distribue des fourgons entiers de dons chaque semaine de manière très organisée, a construit 650 abris (pour 4 personnes chacun) en 10 semaines et continue de distribuer 20 abris en kit par jour aux refugiés les plus vulnérables", explique-t-elle sur son site. MAXPPP
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Deux usines chimiques classées Seveso se trouvent à proximité du campement de Calais, tout comme le port et l'entrée du tunnel sous la Manche. Le long de la route et à proximité de ces sites s'élèvent plusieurs kilomètres de barbelés.  MAXPPP