EN IMAGES. En Grèce, 12 000 migrants dans l'enfer du camp d'Idomeni

Depuis que la Macédoine a fermé sa frontière avec la Grèce, le camp de migrants d'Idomeni ne cesse de grossir. Et les conditions de vie se dégradent.

Ils sont pour la plupart Afghans, Irakiens ou Syriens. A Idomeni, la dernière ville grecque avant la Macédoine, des centaines et des centaines de migrants continuent d'arriver. Depuis la fermeture de ce point de passage le 7 mars dernier, décidée lors du sommet européen de Bruxelles, les conditions de vie de ces migrants se sont profondément dégradées. Prévu pour accueillir 1 500 migrants, le camp d'Idomeni, surpeuplé et insalubre, en compte désormais plus de 12 000.

"Le plus difficile pour eux, c'est de ne pas se voir respectés en tant qu'humains", constate Marie-Elisabeth Ingres, chargée de mission pour Médecins sans Frontières, contactée par francetv info. "Certains disent même qu'en Europe, on traite mieux les animaux." Tous n'attendent désormais plus qu'une chose : que la frontière soit rouverte pour continuer leur périple vers l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore les pays scandinaves. Francetv info revient en images sur cette crise humanitaire aux portes de l'Europe.

1|25
Un migrant se réchauffe les mains, le 9 mars 2016. Mais le feu peine à prendre, après qu'une tempête s'est abattue sur le camp d'Idomeni. DIMITAR DILKOFF / AFP
2|25
La vie quotidienne des migrants est rythmée par les longues files d'attente pour obtenir de la nourriture, du bois ou encore un thé. ZOLTAN BALOGH / MTI
3|25
D'après les dernières estimations de Médecins sans frontières, 12 000 personnes vivraient dans le camp d'Idomeni, dont plus de 30% d'enfants. KONSTANTINOS TSAKALIDIS / SOOC
4|25
Les pieds dans la boue, une mère lave des vêtements à l'un des 85 points d'eau du camp, le 5 mars. MAXPPP
5|25
Un migrant enfile ses chaussures après avoir glissé ses pieds dans des sacs plastiques pour éviter qu'ils ne soient trempés à cause de la pluie. KAY NIETFELD / DPA
6|25
"Nous essayons de chauffer sept ou huit grandes tentes mais c'est difficile de faire plus", explique Marie-Elisabeth Ingres, de MSF. Alors chacun s'organise. BESAR ADEMI / ANADOLU AGENCY
7|25
Un migrant regarde le grillage de barbelés qui le sépare de la Macédoine. Il doit attendre que le pays rouvre sa frontière pour pouvoir continuer son périple en Europe. LOUISA GOULIAMAKI / AFP
8|25
"Certains migrants arrivent avec leur propre tente, décrit l’humanitaire de MSF. On propose aux autres les tentes communes ou bien on distribue des tentes individuelles le soir pour que les gens ne dorment pas dehors." DIMITAR DILKOFF / AFP
9|25
Sans doute lassé de faire la queue pour atteindre l'une des 24 douches du camp, un migrant se lave à même le sol, le 7 mars 2016. KAY NIETFELD / DPA
10|25
Des enfants jouent dans l'eau, le 8 mars, après la forte pluie qui s'est abattue la nuit précédente. YANNIS KOLESIDIS / ANA-MPA
11|25
Un migrant se fait couper les cheveux, le 8 mars. ZOLTAN BALOGH / MTI
12|25
Un homme rapporte du bois pour se chauffer. Il traverse l'ancienne gare de fret d'Idomeni pour rejoindre le camp. "Les migrants se sont installés là où ils pouvaient", observe Marie-Elisabeth Ingres. KAY NIETFELD / DPA
13|25
Des dizaines de personnes s'entassent dans des tentes montées sur place par les associations humanitaires. Prévues pour accueillir jusqu'à 150 personnes, elles sont surpeuplées. BESAR ADEMI / ANADOLU AGENCY
14|25
Chaque jour, les migrants arrivent par centaines au camp d'Idomeni à pieds ou en taxi. GEORGI LICOVSKI / EPA
15|25
Le camp de migrants s'étend désormais jusqu'aux grillages de barbelés qui marquent la frontière entre la Macédoine et la Grèce, le 5 mars 2016. MAXPPP
16|25
Des migrants ont accroché leurs vêtements sur l'un des grillages pour les faire sécher, le 2 mars 2016. MARKO DJURICA / REUTERS
17|25
"La majorité des migrants d’Idomeni sont des Syriens et des Irakiens qui savaient qu’on les laissait encore passer en Macédoine contrairement aux Afghans", raconte Marie-Elisabeth Ingres. MICHAEL KAPPELER / DPA
18|25
Un enfant porte du pain. Même si 42 000 repas sont distribués chaque jour par des associations humanitaires et des bénévoles, tous les migrants ne mangent pas à leur faim. DIMITAR DILKOFF / AFP
19|25
Plusieurs points de charge ont été installés dans le camp pour que les migrants puissent recharger leurs smartphones. "C’est leur seul moyen d’avoir des nouvelles de leur pays, de leurs familles et de rester en contact avec le monde." KAY NIETFELD / DPA
20|25
Un migrant tient sa fille dans ses bras devant un barrage de la police grecque, le 3 mars 2016.  MARKO DJURICA / REUTERS
21|25
Les migrants, coincés à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, vivent au milieu des déchets dans un camp devenu insalubre, le 4 mars 2016. MICHAEL KAPPELER / DPA
22|25
Deux hommes font cuire des pommes de terre au feu de bois. Une épicerie s'est ouverte sur le camp mais les denrées alimentaires restent chères.  DIMITAR DILKOFF / AFP
23|25
Un médecin suédois donne un sirop à un enfant. "Nous essayons au maximum de soigner les migrants mais à cause de leurs conditions de vie, il y en a beaucoup qui sont malades. On a même eu deux cas de pneumonie", déplore l'humanitaire de MSF. SAKIS MITROLIDIS / AFP
24|25
"Il y a vraiment une grande solidarité de la part des populations locales. On a recruté beaucoup de Grecs ces dernières semaines", reconnaît Marie-Elisabeth Ingres. A l'image de ce bénévole qui nettoie le camp, le 6 mars 2016. KAY NIETFELD / DPA
25|25
Un enfant joue avec un ballon dans le camp d'Idomeni. Certaines associations tentent de proposer des activités aux enfants. Mais pour Médecins sans Frontières, la "priorité, c'est de leur donner à manger, de les soigner et de les aider à survivre". DIMITAR DILKOFF / AFP