Crise des migrants : la Grèce refuse d'accueillir la ministre autrichienne de l'Intérieur

Vienne reproche notamment à Athènes de ne pas suffisamment protéger la frontière extérieure de l'UE  pour endiguer le flot de migrants.

Deux migrants devant une carte de l'Europe à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 22 février 2016. 
Deux migrants devant une carte de l'Europe à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 22 février 2016.  (SAKIS MITROLIDIS / AFP)
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Rien ne va plus entre la Grèce et l'Autriche. Athènes a refusé de recevoir la ministre autrichienne de l'Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, ont indiqué des sources officielles vendredi 26 février. Un nouvel épisode dans la crise qui oppose ces deux pays au sujet de la crise des migrants.

Une source au ministère des Affaires étrangères a confirmé une information de l'agence officielle ANA selon laquelle Athènes a refusé de recevoir la ministre autrichienne. L'information avait également été donnée sur Twitter par une journaliste sur place. 

La veille déjà, Athènes avait rappelé son ambassadrice à Vienne pour "consultations", en signe de protestation contre la tenue par l'Autriche d'une réunion des pays des Balkans consacrée à la crise migratoire et dont la Grèce a été exclue.

"L'Autriche nous traite comme des ennemis"

Pourquoi cette guerre diplomatique ? Parce que la Grèce est pointée du doigt par plusieurs pays, emmenés par l'Autriche notamment, qui lui reprochent de ne pas suffisamment protéger la frontière extérieure de l'UE  pour endiguer le flot de migrants. De son côté, Athènes estime que Vienne a encouragé une série de restrictions "unilatérales" aux frontières des pays des Balkans, ce qui a provoqué le blocage de milliers de migrants sur le territoire grec.

Ces vives tensions ont empoisonné la rencontre, jeudi 25 février à Bruxelles, des pays de l'UE censée mettre fin à la cacophonie face à l'afflux de migrants. Plutôt que d'apaiser les tensions, cette rencontre les a exacerbées. "L'Autriche nous traite comme des ennemis", s'est ainsi exclamé le ministre grec de la Politique migratoire devant ses homologues.