Les nationalistes flamands se radicalisent

Ils exploitent la crise des migrants. En Belgique, leur proposition de réduire les prestations sociales des réfugiés scandalise une partie de l'opinion.

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Près de 20 000 personnes avaient manifesté le 27 septembre 2015 à Bruxelles (Belgique) pour rappeler que l'asile était un droit sacré. Bart de Wever est dans le collimateur de ces manifestants. L'homme dérange et provoque. Le leader des nationalistes flamands avait tiré à boulets rouges sur la convention de Genève, qui garantit les mêmes droits sociaux aux citoyens belges et aux réfugiés, devant un public d'étudiants.

Des allocations familiales échelonnées dans le temps

Ballon d'essai ou dérapage, face au tollé médiatique, Bart de Wever choisit la fuite et n'a pas souhaité répondre aux journalistes de France 3. "Maintenant de plus en plus il prend des positions qui peuvent être qualifiées comme étant d'extrême droite", assure Dirk Jacobs, sociologue. "Le message qu’il souhaite donner à son électorat est qu'il serait possible de créer des citoyens de seconde zone", ajoute-t-il.
La première proposition des nationalistes est d'échelonner les allocations familiales dans le temps. Une mesure qui mettrait en difficulté de nombreuses familles.

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Le maire d\'Anvers, leader des nationalistes flamands, Bart De Wever, célèbre la victoire de son parti aux législatives, le 25 mai 2014 à Bruxelles (Belgique).
Le maire d'Anvers, leader des nationalistes flamands, Bart De Wever, célèbre la victoire de son parti aux législatives, le 25 mai 2014 à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)