Les Français de moins en moins appréciés des Suisses

On est toujours l'immigré de quelqu'un. Les Suisses surnomment péjorativement les frontaliers français, les "Frouzes", de plus en plus nombreux à traverser la frontière pour un meilleur salaire.

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France 3

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Ils prennent le bateau comme on prend le bus ou le métro. La traversée dure 50 minutes pour travailler de l'autre côté du lac Léman, en Suisse, un pays qui affiche 4% de chômage. Laurent Portenseigne a quitté Metz il y a quatre ans pour un travail dans le secteur social et un salaire multiplié par trois. La vie de frontalier est loin d'être idyllique : "Je le ressens que je suis immigré et pas chez moi". Ce sentiment, beaucoup de frontaliers le partagent. Chaque jour, 200 000 Français passent la frontière en quête d'une vie meilleure.

"Le Français, petite main de la Suisse"

Ces vagues de Français, auxquels il faut ajouter les 200 000 résidents expatriés, génèrent parfois quelques crispations chez les Suisses : "Ce qu'on n'aime pas trop, c'est quand les frontaliers sont toujours en train de râler sur la Suisse". Se moquer des "Frouzes", sobriquet désignant les Français, ne serait plus un tabou. Une xénophobie latente. "On peut parler de discrimination vis-à-vis des frontaliers en Suisse. Pour la première fois, le Français est la petite main de la Suisse", explique Marie Maurisse, auteure de Bienvenue au paradis.

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