Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes à l'été 2011 en Norvège, lors de son procès à Oslo (Norvège), le 21 juin 2012.
Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes à l'été 2011 en Norvège, lors de son procès à Oslo (Norvège), le 21 juin 2012. (ROALD BERIT / SCANPIX / AFP)

Un salut d'extrême droite : le geste d'Anders Behring Breivik en réaction aux réquisitions du parquet norvégien. Au bout de dix semaines de procédure, celui-ci a requis jeudi 21 juin son internement psychiatrique, estimant qu'il était psychotique et donc pénalement irresponsable quand il a tué 77 personnes à l'été 2011 en Norvège. 

"Notre demande est qu'il soit contraint de suivre des soins psychiatriques" dans un établissement fermé, a déclaré le procureur Svein Holden au terme d'un réquisitoire de près de trois heures.

(Francetv info)

La santé mentale de l'accusé au cœur du procès

Le verdict est attendu le 20 juillet ou le 24 août. Si les juges devaient aboutir à une conclusion différente sur la santé mentale de l'accusé, il devrait être condamné à vingt et un ans de rétention de sûreté. Cette peine de prison pourra être prolongée indéfiniment tant qu'il sera considéré comme dangereux, a ajouté le procureur. Dans tous les cas, il sera interné dans une prison, aucun hôpital psychiatrique n'étant assez sécurisé en Norvège pour l'accueillir.

Selon un sondage paru jeudi, près de trois Norvégiens sur quatre estiment que Breivik est suffisamment sain d'esprit pour être condamné à la prison plutôt qu'à un internement psychiatrique.

La santé mentale de l'extrémiste a été la question centrale de ce procès très médiatique. Plusieurs experts psychiatres ont rendu des conclusions contradictoires. L'accusé avait estimé au début du procès qu'un internement psychiatrique serait "pire que la mort".