Un défilé pro-Poutine le long d'un quai de la Moskova, à Moscou (Russie), le 23 février 2012. 
Un défilé pro-Poutine le long d'un quai de la Moskova, à Moscou (Russie), le 23 février 2012.  (REUTERS)

"Défendons le pays !" Tel est le mot d'ordre de dizaines de milliers de partisans de Vladimir Poutine, qui ont commencé à manifester jeudi 23 février à Moscou. Ce rassemblement est organisé à quelques jours de la présidentielle, dimanche 4 mars, dont le Premier ministre est donné favori.  

Vladmir Poutine est venu saluer en personne les manifestants et a pris la parole : "Aujourd'hui, c'est nous les défenseurs de la patrie. Nous ne laisserons personne s'ingérer dans nos affaires."

(Francetv info)

Ce défilé est aussi considéré comme une réponse des autorités aux rassemblements d'opposition qui ont lieu régulièrement à Moscou depuis décembre et les législatives controversées remportées par le parti au pouvoir.

Un troisième mandat au Kremlin

Le régime russe a, à plusieurs reprises, accusé les organisateurs de la contestation d'être à la solde des Occidentaux, martelant que l'élection de Vladimir Poutine le 4 mars était la seule garantie de stabilité pour la Russie.

L'actuel Premier ministre devrait revenir au Kremlin après quatre ans à la tête du gouvernement, faute de pouvoir effectuer plus de deux mandats consécutifs (2000-2008).

Les pro-Poutine rémunérés ?

Le défilé le long d'un quai de la Moskova a débuté vers 11h30 (8h30 à Paris) et au total, 130 000 personnes, selon la police, se sont rendues au stade Loujniki.

L'opposition et des médias indépendants ont accusé les autorités de rémunérer des participants et de faire pression sur les employés du secteur public afin de les pousser à manifester. Des accusations rejetées par le pouvoir.