Le Royaume-Uni veut négocier une "union douanière temporaire" après le Brexit

Cette période transitoire offrirait au Royaume-Uni "le temps nécessaire (...) pour mettre en place de futurs accords douaniers".

Le ministre britannique du Brexit, David Davis, arrive à Downing Street, à Londres, le 19 juillet 2017.
Le ministre britannique du Brexit, David Davis, arrive à Downing Street, à Londres, le 19 juillet 2017. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Londres compte négocier avec Bruxelles une "union douanière temporaire" après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, afin d'avoir "une transition en douceur", a annoncé mardi 15 août le ministère britannique chargé du Brexit. Il assure que, "pendant cette période de transition, le Royaume-Uni cherchera à négocier de nouveaux accords commerciaux ambitieux à travers le monde".

Interrogé sur la BBC, le ministre du Brexit, David Davis, a précisé que cette période de transition pourrait durer "quelque chose comme deux ans" et devrait en tout cas être achevée lors des prochaines élections législatives, prévues en 2022. Cette période transitoire offrirait au Royaume-Uni "le temps nécessaire (...) pour mettre en place [ses] futurs accords douaniers".

Bruxelles veut d'abord avancer sur les négociations en cours

De nombreux experts ont estimé qu'il serait extrêmement difficile voire impossible de négocier un nouvel accord commercial entre le Royaume-Uni et l'UE avant que le pays ne quitte le bloc des 27 en mars 2019. Mais l'adhésion du pays à l'union douanière européenne, qui permet la libre circulation des marchandises, l'empêche de négocier des accords commerciaux bilatéraux. "Nous devrions pouvoir avoir un arrangement nous permettant de négocier [des accords de libre-échange], les signer sans qu'ils puissent entrer en vigueur", a argumenté David Davis.

Bruxelles a toutefois répondu, mardi 15 août, qu'elle n'abordera la question de sa nouvelle relation avec Londres qu'après avoir avancé sur les priorités de négociations fixées par les deux parties. "Nous prenons note de la demande du Royaume-Uni pour une période de mise en oeuvre, et sa préférence en ce qui concerne la future relation, mais nous n'aborderons [ces questions] qu'une fois que nous aurons fait suffisamment de progrès sur les conditions d'un retrait ordonné", a indiqué un porte-parole de la Commission. Les négociations de sortie de l'UE ont démarré en juin sur trois questions clés : les futurs droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni, le règlement financier du divorce, et la question de la frontière irlandaise.