"Brexit": le maire de Londres s'engage en faveur d'une sortie de l'Union européenne

Cette prise de position est un revers pour le Premier ministre britannique, quatre mois avant le référendum sur la question.

Boris Johson répond aux questions des journalistes sur sa position concernant le "Brexit", dimanche 21 février 2016 à Londres (Royaume-Uni).
Boris Johson répond aux questions des journalistes sur sa position concernant le "Brexit", dimanche 21 février 2016 à Londres (Royaume-Uni). (NIKLAS HALLE'N / AFP)

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L'accord arraché par David Cameron après deux jours d'intenses négociations à Bruxelles n'a visiblement pas convaincu Boris Johnson. Le charismatique maire de Londres a annoncé dimanche 21 février qu'il ferait campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Une prise de position en forme de revers pour le Premier ministre britannique, quatre mois avant le référendum sur la question.

"Je ferai campagne pour partir [de l'Union européenne] car je souhaite un meilleur accord pour les citoyens de ce pays, afin de leur faire économiser de l'argent et de reprendre leur destin en main", a annoncé Boris Johnson lors d'une allocution devant son domicile à Londres, tout en précisant qu'il ne participerait pas à des débats télévisés contre son parti.

"Un projet politique qui menace d'échapper au contrôle démocratique"

"Compte tenu du temps qu'il avait, [David Cameron] s'est très bien débrouillé" dans sa renégociation avec ses partenaires européens, a salué Boris Johnson. "Mais je pense que personne ne peut prétendre que [cet accord] est une réforme fondamentale de l'UE ou de la relation de la Grande-Bretagne avec l'UE", a-t-il ajouté

Le maire de Londres a confié avoir eu beaucoup de mal à prendre cette décision, lui qui a dit "aimer l'Europe" et la ville de Bruxelles, où il a longtemps vécu. "Il ne faut pas confondre les merveilles de l'Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés, etc. et un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d'échapper au contrôle démocratique", a-t-il expliqué.

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