La dérive autoritaire de la Pologne suscite des inquiétudes

Le tout nouveau gouvernement polonais est accusé de vouloir concentrer tous les pouvoirs, à commencer par la justice. France 3 a enquêté.

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France 3

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Dans un tribunal de Varsovie (Pologne), on juge si oui ou non une loi est conforme à la Constitution. Mais pour le nouveau gouvernement, c'est un obstacle potentiel. Alors il en change le fonctionnement et place cinq nouveaux juges. Une décision qui n'a pas plu au président de la Cour, qui a convié la presse pour clamer sa indépendance. "Le gouvernement ne l'accepte pas, mais ça m'est égal. On doit faire notre travail, que le gouvernement se contente de faire le sien", défend Andrzej Rzeplinski.

"Une dérive dictatoriale"

La plus haute autorité juridique est menacée alors les Polonais descendent dans la rue, pour défendre, selon eux, la démocratie. Organisés autour d'un mouvement apolitique lancé sur une page Facebook. "La cour Constitutionnelle, c'est la première institution qui protège le peuple contre une dérive dictatoriale", estime le fondateur du comité. Une femme l'interpelle alors pour exprimer qu'elle n'a jamais vu un régime aussi autoritaire depuis le communisme. "Ce qui se passe est inadmissible. Nous, les anciens de l'après-guerre, nous voulons que la Pologne fasse vraiment partie de l'Europe", exprime-t-elle.

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Jaroslaw Kaczynski (à gauche), le leader de Droit et justice, et Beta Szydlo (à droite), la future Premier ministre, le 25 octobre 2015 à Varsovie (Pologne). 
Jaroslaw Kaczynski (à gauche), le leader de Droit et justice, et Beta Szydlo (à droite), la future Premier ministre, le 25 octobre 2015 à Varsovie (Pologne).  (JANEK SKARZYNSKI / AFP)