Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, arrive au tribunal, le 2 février 2012 à Londres (Royaume-Uni).
Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks, arrive au tribunal, le 2 février 2012 à Londres (Royaume-Uni). (MIGUEL MEDINA / AFP)

Julian Assange n'a plus qu'une seule chance d'éviter l'extradition. La Cour suprême britannique a rejeté jeudi 14 juin la demande de réexamen de l'appel qu'il a déposée pour éviter son extradition vers la Suède. Le fondateur du site WikiLeaks ne dispose plus que d'un éventuel recours devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

La défense d'Assange a créé la surprise mardi en demandant la réouverture du dossier pour une raison procédurale, alors que la Cour suprême avait déjà donné, le 30 mai, son feu vert à l'extradition. Jeudi, les sept juges de la plus haute juridiction britannique ont précisé que la "période requise pour l'extradition ne pourrait commencer avant 14 jours à partir de ce jour".

La Suède d'abord, les Etats-Unis ensuite ?

L'Australien, âgé de 40 ans, a été arrêté en décembre 2010 à Londres en vertu d'un mandat d'arrêt lancé par la Suède. Il est soupçonné de viol et d'agression sexuelle sur deux Suédoises. Assange clame son innocence, assurant avoir eu des relations librement consenties avec ses deux accusatrices.

Ses avocats redoutent que leur client, une fois extradé en Suède, ne soit transféré ensuite vers les Etats-Unis où il serait passible de la peine de mort pour divulgation de secrets d'Etat. La saga judiciaire dure depuis dix-huit mois.