L'Union européenne autorise la commercialisation de 19 OGM

Parmi les OGM autorisés, figurent onze produits de Monsanto.

Du maïs génétiquement modifié cultivé dans une serre de Chappes (Puy-de-Dôme), le 20 mai 2014.
Du maïs génétiquement modifié cultivé dans une serre de Chappes (Puy-de-Dôme), le 20 mai 2014. (SANDRA LAFFONT / AFP)
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L'Union européenne a autorisé, vendredi 24 avril, l'importation et la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux Etats membres une réforme leur permettant d'interdire leur utilisation sur leur territoire. "Les autorisations délivrées ne permettent pas la culture des OGM concernés", souligne la Commission dans un communiqué. L'autorisation est immédiate et vaut pour dix ans.

Dans le détail, les décisions concernent dix nouvelles autorisations d'utiliser des OGM dans l'alimentation humaine ou animale, sept renouvellements d'autorisations et deux autorisations d'importer des fleurs génétiquement modifiées déjà coupées. Onze produits de la multinationale américaine Monsanto figurent parmi les organismes autorisés, a précisé la Commission européenne. Les neuf autres sont des produits de la firme américaine Dupont et des groupes allemands Bayer et BASF.

Les Etats pourront interdire ces OGM sur leur territoire

Ces autorisations s'ajoutent à "la liste des 58 OGM actuellement autorisés dans l'Union à des fins d'alimentation humaine ou animale". Bruxelles assure que "l'innocuité de tous les OGM approuvés aujourd'hui a été établie avant leur mise sur le marché dans l'Union".

Si les gouvernements européens approuvent une réforme présentée mercredi, ils pourront interdire l'utilisation des OGM sur leur territoire. Dans le cas contraire, les règles applicables seront celles qui ont conduit la Commission européenne à autoriser la commercialisation d'OGM dans l'ensemble de l'UE, solution réclamée par les grands groupes.

EELV dénonce "l'hypocrisie" de la Commission

La décision a vivement été critiquée par les écologistes.  "Jean-Claude Juncker se couche devant le lobby des entreprises transgéniques. Il se moque des consommateurs européens qui depuis le début sont opposés aux plantes transgéniques", a accusé José Bové.

"Dans une zone de libre circulation des marchandises, la possibilité laissée aux Etats d'interdire ensuite ces OGM sur leur territoire est un leurre", a de son côté réagi Europe Ecologie Les Verts dans un communiqué, dénonçant "l'hypocrisie" de la Commission Juncker.