Ettore Gotti Tedeschi, l'ex-président de la banque du Vatican, le 28 septembre 2010, à Rome (Italie). 
Ettore Gotti Tedeschi, l'ex-président de la banque du Vatican, le 28 septembre 2010, à Rome (Italie).  (TIZIANA FABI / AFP)

"Je crains pour ma vie." C'est ce qu'a déclaré aux enquêteurs l'ex-président de la banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi, récemment limogé, révèle le Corriere della Sera jeudi 7 juin. A tel point que, quand il a vu s'approcher les policiers en civil mardi, l'ex-président de l'Institut pour les œuvres religieuses (IOR) a pensé qu'il s'agissait de tueurs, comme l'a rapporté La Stampa.

Mardi, des perquisitions ont eu lieu dans sa résidence principale à Piacenza (nord) et dans l'un de ses bureaux milanais, dans le cadre d'une affaire qui concerne le groupe d'aéronautique et de défense Finmeccanica.

"Si je suis tué, la raison de ma mort se trouve là"

Mais Ettore Gotti Tedeschi a également été entendu, mercredi, comme témoin assisté dans le cadre d'une enquête menée à Rome sur une affaire de blanchiment d'argent sale à l'IOR. Il a aussi été interrogé à Milan par plusieurs magistrats. 

Selon Il Fatto Quotidiano, il "avait engagé des gardes du corps et contacté une agence de détectives privés pour sa protection". Ettore Gotti Tedeschi avait également remis des copies de ses archives à des amis de confiance en leur disant : "Si je suis tué, la raison de ma mort se trouve là", selon ce quotidien de gauche.

Selon La Stampa, un mémoire volumineux a été saisi pendant les perquisitions. Le banquier y évoquerait la lutte pour la transparence dans la gestion du Vatican. Un chapitre concernerait des personnalités politiques italiennes. Il y aurait également un dossier sur ses relations avec le pape.