Espagne : Rajoy passe son tour, à la gauche de tenter de former un gouvernement

Mariano Rajoy, chef du gouvernement sortant, a renoncé à former une nouvelle équipe faute de soutien au Congrès des députés. Les conservateurs n'ont plus la majorité depuis les législatives, en décembre.

(Mariano Iglesias (assis), chef du gouvernement sortant, et Pablo Iglesias, leader de Podemos, lors de la première séance du Parlement espagnol, en janvier. © Juan Medina/Reuters)
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Mariano Rajoy a renoncé à former un gouvernement, et a annoncé qu'il ne solliciterait pas la confiance du congrés des députés. Le Parti populaire (PP, conservateurs) était arrivé en tête des législatives de décembre, avec 28,7% des voix. Un mois après Rajoy doit reconnaitre que ce n'est pas suffisant pour obtenir la confiance des Cortes : il estime qu'il a contre lui "une majorité absolue de députés" d'au moins 180 sur 350. 

Le renoncement de Mariano Rajoy est une surprise. Hier encore le président du gouvernement sortant, conservateur, affirmait qu'il se sentait suffisament fort pour se faire investir par le parlement. 24 heures plus tard, rebondissement : vu l'impossibilité pour lui de former un gouvernement pour l'instant, Rajoy jette l'éponge. Ou plutôt, il cède son tour à Pedro Sanchez, le leader du Parti socialiste espagnol (PSOE).

Un pacte de gauche PSOE-Podemos envisageable

C'est Pedro Sanchez qui doit maintenant tenter de former un nouveau gouvernement. A la mi-journée, on a appris que Podemos était prêt à parvenir à un pacte avec les socialistes espagnols. Leur leader, Pablo Iglesias, a lancé l'idée d'un gouvernement d'union et de changement, entre Podemos, la Gauche unie (Izquierda unida) et le PSOE.

Un pacte de gauche pourrait donc être envisagé, mais on ne sait pas encore si les barons socialistes seront d'accord. Pour l'instant les socialistes ne se sont pas prononcés sur le renoncement de Rajoy à former un nouveau gouvernement. Après avoir été pris au dépourvu par la proposition de Podemos, ils sont en train de digérer l'annonce totalement imprévue de Mariano Rajoy.