Crash d'EgyptAir : un an après, les familles françaises en appellent à Emmanuel Macron

La vice-présidente de l'association des familles de victimes, Sophie Cormary, qui a perdu son fils dans la catastrophe lance un appel à Emmanuel Macron sur franceinfo : "Aidez-nous, sans vous, on ne saura jamais".

Des Egyptiens rendent hommage aux 66 victimes du crash d\'EgyptAir en mai 2016, dont les familles françaises attendent toujours le retour
Des Egyptiens rendent hommage aux 66 victimes du crash d'EgyptAir en mai 2016, dont les familles françaises attendent toujours le retour (KHALED DESOUKI / AFP)
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franceinfoRadio France

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Les familles des victimes du vol MS 804 d'EgyptAir, qui s'est abîmé en mer Méditerranée lors du trajet Paris-Le Caire, le 19 mai 2016, ont appelé à un rassemblement vendredi 19 mai, à 11h, devant l'ambassade d'Egypte à Paris. Les familles veulent obtenir des autorités égyptiennes qu'elles communiquent leur rapport d'enquête à la France. 66 personnes, dont 15 Français, ont été tuées lors du crash. "On en appelle au président Macron, lance sur franceinfo Sophie Cormary, vice-présidente de l'association des familles de victimes, qui a perdu son fils dans la catastrophe. M. Macron aidez-nous, sans vous, on ne saura jamais." 

"L'Egypte n'a toujours pas publié son rapport"

"Nous sommes absolument sans nouvelle sur les causes de l'accident, a regretté Sophie Cormary. Nous avons mis huit mois pour retrouver les corps de nos proches, et, douze mois plus tard, l'Egypte n'a toujours pas publié son rapport.

Sophie Cormary, vice-présidente de l'association des familles des victimes, a estimé qu'à ce stade de l'enquête aucune piste étayée ne s'est imposée. "L'Egypte dit : 'Il y a une bombe'. OK, qu'elle le prouve, mais qu'elle donne des preuves tangibles, et qu'elle donne, surtout, accès aux preuves à l'Etat français et à la justice, pour pouvoir déterminer qui est responsable. Est-ce que c'est un problème de maintenance, et, dans ce cas-là, c'est EgyptAir ? Est-ce que c'est un problème structurel de l'avion, et, dans ce cas-là, c'est Airbus ? Est-ce que c'est un problème d'attentat, et dans ce cas-là, ce serait à Paris [de mener l'enquête] ? Je pense qu'il est juste que la vérité soit dite et que ça serve de leçon"