Dassault, EADS et Finmeccanica veulent un drone de surveillance européen

Les trois constructeurs aéronautiques européens sont prêts à coopérer ensemble.

Le drone MALE, le 16 novembre 2011 à Dubai (Emirats arabes unis), le même modèle sur lequel Dassault Aviation, EADS et Finmeccanica veulent travailler.
Le drone MALE, le 16 novembre 2011 à Dubai (Emirats arabes unis), le même modèle sur lequel Dassault Aviation, EADS et Finmeccanica veulent travailler. (KARIM SAHIB / AFP)
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Trois constructeurs aéronautiques européens, Dassault Aviation, EADS et Finmeccanica, ont demandé dimanche 16 juin à leurs gouvernements respectifs de lancer un programme de drone de surveillance. Le Français, le groupe européen et l'Italien se disent prêts à mettre de côté leur longues rivalités, pour rattraper, d'ici 2020, leurs concurrents israéliens et américains. Ils veulent travailler ensemble sur un drone MALE (moyenne altitude, longue endurance), qui permet de surveiller pendant 24 heures un vaste théâtre d'opération.

Les trois constructeurs affichent leur entente après avoir été piqués par les critiques du ministre français de la Défense. Jean-Yves Le Drian a annoncé cette semaine l'achat d'une douzaine de drones américains Reaper, fabriqués par General Atomics. Il a déploré que les industriels européens n'aient pas su coopérer dans ce domaine. "C'est vrai que nous manquons de drones", avait déjà regretté Jean-Yves Le Drian le 20 janvier. De tels engins, fabriqués jusqu'à présent par Israël et les Etats-Unis, sont devenus indispensables à la guerre moderne, en Afghanistan comme plus récemment au Mali.