Le conducteur du train qui a déraillé mercredi 24 juillet à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), Francisco José Garzon Amo, a été mis en examen pour "79 faits d'homicide par imprudence", a annoncé le tribunal de Galice, dimanche 28 juillet. Il était entendu par un juge, au terme de sa garde à vue, et a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il est accusé "d'homicide par imprudence" pour ne pas avoir freiné à temps, à l'entrée d'un tronçon où la vitesse autorisée passe de 220 à 80 km/h. En garde à vue depuis jeudi, Francisco José Garzon Amo, âgé de 52 ans, était arrivé au tribunal en début de soirée, menottes aux poignets.

Deux éléments jouent en la défaveur du conducteur. Tout d'abord, la retranscription d'une communication radio, révélée par le quotidien espagnol El Pais, dans laquelle il admet qu'il circulait à 190 km/h au lieu des 80 autorisés. Mais aussi une vidéo de quelques secondes, diffusée sur internet. Elle montre un train fou, qui surgit à l'entrée du virage avant de sortir des rails et de se coucher sur le côté. Au total, 79 personnes, dont un Fançais, sont mortes dans l'accident.