Ce blessé escorté après le déraillement du train à grande vitesse à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) le 24 juillet 2013, est présénté par El Pais comme étant le conducteur, Francisco José Garzón.
Ce blessé escorté après le déraillement du train à grande vitesse à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne) le 24 juillet 2013, est présénté par El Pais comme étant le conducteur, Francisco José Garzón. (OSCAR CORRAL / REUTERS)

Il est accusé d'"homicide par imprudence". Le conducteur du train, dont le déraillement mercredi à Saint-Jacques-de-Compostelle a fait 78 morts, est placé en garde à vue depuis jeudi 25 juillet. "Depuis jeudi à 19h40, il est juridiquement arrêté pour faits présumés d'homicide par imprudence", a déclaré samedi Jorge Fernandez Diaz, le ministre de l'Intérieur espagnol. 

"Il existe des indices raisonnables permettant de considérer qu'il peut avoir une éventuelle responsabilité dans ce qui s'est passé, ce que devront de toute façon déterminer le juge et l'enquête", avait estimé le ministre plus tôt dans la journée, devant les journalistes sur les lieux de l'accident. "Les 72 heures de garde à vue terminent à 19H40 dimanche et il sera alors présenté à un juge", a-t-il précisé.

Francisco José Garzón, 52 ans, a été hospitalisé après l'accident, mais l'on ignore la gravité de ses blessures. Il a été placé en détention et interrogé à l'hôpital de la ville. Vendredi, la police espagnole a précisé qu'il a refusé de répondre aux enquêteurs.