La directrice du FMI Christine Lagarde lors d'un discours aux étudiants diplômés de l'université de Cambridge (Etats-Unis), le 23 mai 2012.
La directrice du FMI Christine Lagarde lors d'un discours aux étudiants diplômés de l'université de Cambridge (Etats-Unis), le 23 mai 2012. (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Christine Lagarde a "peu de compassion" pour les Grecs. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a déclaré, dans un entretien au Guardian, publié samedi 26 mai, penser "plus à ces jeunes enfants dans un petit village du Niger qui vont deux heures par jour à l'école (...) et qui rêvent d'avoir une bonne éducation", qu'aux Grecs qui subissent une cure d'austérité drastique, imposée par le FMI.

"Je pense que les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", en "payant tous leurs impôts", a-t-elle expliqué dans au quotidien britannique en référence aux problèmes d'évasion fiscale que connaît le pays. Comme on lui demandait si elle songeait aux difficultés quotidiennes rencontrées par les Grecs, elle a répondu: "En ce qui concerne les Grecs, je pense aussi à tous ces gens qui essaient tout le temps d'échapper aux taxes". La patronne du FMI a par ailleurs réaffirmé que le Fonds n'avait pas l'intention d'adoucir les termes du plan de rigueur imposé à la Grèce.