Solidarité de Hollande, larmes de Mogherini... Les réactions officielles après les attentats de Bruxelles

Francetv info revient sur les principales déclarations des dirigeants européens et internationaux, après les attaques qui ont secoué la Belgique. 

Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, fond en larmes à l'évocation des attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016, lors d'une conférence de presse à Amman (Jordanie). 
Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, fond en larmes à l'évocation des attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016, lors d'une conférence de presse à Amman (Jordanie).  (AFP)

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Les réactions pleuvent après les attentats de Bruxelles. Des dirigeants de tous pays ont appelé à l'unité contre le terrorisme après que trois explosions ont secoué l'aéroport de Zaventem et la station de métro de Maelbeek, mardi 22 mars, dans la capitale belge. Selon plusieurs leaders européens, ces attaques n'ont pas seulement visé la Belgique mais aussi l'Europe et ses valeurs démocratiques. 

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Voici les principales réactions, alors que plusieurs pays en Europe ont d'ores et déjà renforcé leurs mesures de sécurité.

La France solidaire de ses voisins belges

Le président François Hollande, dont le pays a été frappé par des attaques terroristes le 13 novembre, a rapidement exprimé sa solidarité avec les autorités belges. "La France, qui a été elle-même attaquée en janvier et novembre dernier, y prend toute sa part", a-t-il fait savoir dans un communiqué.

Puis, dans une déclaration, le chef de l'Etat a déclaré : "Le terrorisme a frappé la Belgique, mais c'est l'Europe qui était visée et c'est tout le monde qui est concerné." Pour François Hollande, "nous devons prendre conscience de l'ampleur et de la gravité de la menace terroriste".

De son côté, le Premier ministre, Manuel Valls, s'est exprimé devant les journalistes, jugeant que "nous sommes en guerre, nous subissons depuis plusieurs mois en Europe des actes de guerre. Et, face à cette guerre, il faut une mobilisation de tous les instants".

Une vive émotion en Europe

Au sein de l'Union européenne, les réactions se sont multipliées. Les dirigeants de toute l'Europe ont exprimé leur tristesse et leur colère, à l'instar de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Cette dernière, émue aux larmes, a déploré un "jour très triste pour l'Europe" en évoquant les attaques meurtrières de Bruxelles, lors d'une conférence de presse à Amman (Jordanie).

Le président du Conseil européen a, lui, fait part de son "horreur". "Ces attaques marquent un nouveau niveau de bassesse par les terroristes au service de la haine et de la violence", a déclaré Donald Tusk. 

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière, déplorant des attaques visant "notre liberté de mouvement", a prôné un "combat dur et déterminé contre le terrorisme". "Il ne faut pas reculer", a-t-il insisté. Le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit "choqué et inquiet" et a annoncé la tenue d'une réunion d'urgence. Pour Mark Rutte, chef du gouvernement néerlandais, "l'Europe a été touchée au cœur" mais "nous restons qui nous sommes et ce que nous sommes : une société ouverte et démocratique, qui ne se laisse pas diriger par des attentats".

Ailleurs dans le monde

Depuis La Havane (Cuba), Barack Obama a condamné les attentats qui ont frappé Bruxelles, appelant le monde à "s'unir" face à ceux qui "menacent la sécurité" des peuples à travers le monde. "Nous ferons tout ce que nous pourrons pour soutenir nos amis et alliés", a déclaré le président des Etats-Unis, qui a aussi téléphoné au Premier ministre belge pour lui faire part de son soutien.

Aux portes de l'Europe, la Turquie a elle aussi fait part de son indignation après les attentats en Belgique. "Je condamne les attaques (...) qui ont une fois de plus montré le caractère mondial du terrorisme", a déclaré le Premier ministre, Ahmet Davutoglu, devant les députés de son parti islamo-conservateur.

Pour le président russe Vladimir Poutine, ces attentats "montrent une nouvelle fois que le terrorisme ne connaît pas de frontières et menace les populations du monde entier".