Madrid, Londres, Paris et maintenant Bruxelles : les capitales européennes endeuillées par le terrorisme

Alors que Bruxelles est frappée à son tour par des attaques terroristes, francetv info revient sur les principaux attentats qui ont visé les grandes capitales européennes ces dernières années.

Une policière oriente les ambulances venant porter secours aux victimes de l'attaque qui a visé le métro de Bruxelles, le 22 mars 2016.
Une policière oriente les ambulances venant porter secours aux victimes de l'attaque qui a visé le métro de Bruxelles, le 22 mars 2016. (REUTERS TV / REUTERS)

Mis à jour le , publié le

Des bombes, de la fumée, du sang et la panique. Comme d'autres grandes capitales avant elle, Bruxelles connaît à son tour l'horreur d'une attaque terroriste de grande ampleur, mardi 22 mars 2016. Deux explosions ont frappé l'aéroport de Bruxelles-National, à Zaventem. Elles ont fait au moins 13 morts et 35 blessés. Une seconde attaque a visé une station de métro du quartier européen. 

>> Suivez la situation en direct

Francetv info revient sur les attentats qui ont frappé depuis une dizaine d'années les capitales européennes.

Madrid, 11 mars 2004 : 191 morts

Le 11 mars 2004, gare d'Atocha à Madrid. A 7h30, l'heure de pointe, sept bombes explosent dans plusieurs trains, trois autres dans des gares de banlieue. Il s'agit d'une attaque perpétrée par des islamistes marocains se revendiquant d’Al-Qaïda. Le bilan est extrêmement lourd : 191 morts et près de 2 000 blessés. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier survenu en Europe depuis l'explosion du vol 103 Pan Am au-dessus du village écossais de Lockerbie, le 21 décembre 1988, qui avait tué 270 personnes. Le 31 octobre 2007, 21 des 28 accusés des attentats de Madrid ont été condamnés, dont trois à des peines record — mais symboliques — de plus de 40 000 ans de prison.

Les wagons eventrés par les explosions en gare d'Atocha, le 11 mars 2004. 
Les wagons eventrés par les explosions en gare d'Atocha, le 11 mars 2004.  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Londres, 7 juillet 2005 : 56 morts

Quatre explosions frappent quasi simultanément le centre-ville de la capitale britannique le 7 juillet 2005. Entre 8h50 et 8h51, trois engins visent le métro. Un autre, à 9h47, fait exploser le toit d'un autobus à impériale. Ces attentats-suicides, commis par quatre jeunes terroristes islamistes britanniques, interviennent le lendemain de la désignation de Londres par le Comité international olympique pour l'organisation des JO d'été de 2012.

Des enquêteurs collectent des preuves a proximité du bus à impériale qui a été complètement soufflé par une bombe le 7 juillet 2005 à Tavistock Square, à Londres.
Des enquêteurs collectent des preuves a proximité du bus à impériale qui a été complètement soufflé par une bombe le 7 juillet 2005 à Tavistock Square, à Londres. (ODD ANDERSEN / AFP)

Bruxelles, 24 mai 2014 : 4 morts

En plein samedi après-midi, un homme armé d'un revolver et d'un fusil d'assaut abat quatre personnes dans l'enceinte du Musée juif de Belgique à Bruxelles. L'homme parvient à s'échapper mais est interpellé le 30 mai à Marseille en possession d'armes de guerre. Il s'agit de Mehdi Nemmouche, un Français d'origine algérienne déjà condamné pour plusieurs délits et soupçonné de s'être radicalisé en prison avant de prêter allégeance au groupe Etat islamique.

Paris, du 7 au 9 janvier 2015 : 17 morts

Entre les 7 et 9 janvier, une série d'attaques de terroristes islamistes visent la rédaction du journal Charlie Hebdo, ainsi que des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher. Au total, dix-sept personnes sont assassinées et les trois terroristes sont abattus par les forces de l'ordre le 9 janvier.  

(ERIC GAILLARD / REUTERS)

Le 11 janvier, des millions de Français descendent dans les rues pour rendre hommage aux victimes avec le slogan "Je suis Charlie".

Paris, 13 novembre 2015 : 130 morts

C'est une série d'attaques coordonnées et menées par au moins huit terroristes qui plonge Paris dans l'horreur ce soir du 13 novembre 2015. Trois hommes équipés de gilets explosifs visent le stade de France, où les Bleus affrontent l'Allemagne. Outre les terroristes, les explosions font un mort et des dizaines de blessés graves.

Un deuxième groupe de trois terroristes mitraille quelques minutes plus tard les terrasses de cafés des 10e et 11e arrondissements de la capitale, causant la mort de trente-neuf personnes et faisant trente-deux blessés graves.

Un blessé est évacué près du bar Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge, où des cadavres ont été couverts par des bâches, dans le 10e arrondissement de Paris, le 13 novembre 2015.
Un blessé est évacué près du bar Le Carillon et du restaurant Le Petit Cambodge, où des cadavres ont été couverts par des bâches, dans le 10e arrondissement de Paris, le 13 novembre 2015. (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

L'horreur atteint son paroxysme à 21h40, lorsque trois hommes pénètrent dans la salle de spectacle du Bataclan. Ils ouvrent le feu et retiennent en otage des spectateurs venus assister au concert des Eagles of Death Metal. Le carnage fait 90 morts et des dizaines de blessés graves.

Salah Abdeslam est le seul terroriste à s'échapper vivant. Il a été interpellé vendredi 18 mars à Bruxelles.