La Turquie affirme avoir expulsé l'un des kamikazes des attentats de Bruxelles vers la Belgique en juillet 2015

Le ministre belge de la Justice, Koen Geens, a démenti cette version.

Capture d'écran de la vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles montrant les auteurs présumés des attaques, le 22 mars 2016.
Capture d'écran de la vidéosurveillance de l'aéroport de Bruxelles montrant les auteurs présumés des attaques, le 22 mars 2016. (BELGIAN FEDERAL POLICE)

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Recep Tayyip Erdoğan est formel. L'un des kamikazes des attentats de Bruxelles a été arrêté en juin 2015 à Gaziantep (Turquie), avant d'être expulsé en juillet vers la Belgique via les Pays-Bas, "après information de l'ambassade belge". Le président turc l'a affirmé mercredi 23 mars, déplorant que l'homme ait ensuite été remis en liberté par les autorités belges. Le ministre belge de la Justice, Koen Geens, a démenti cette version, mercredi soir.

Un haut responsable turc a précisé sous couvert de l'anonymat que cet individu était Ibrahim El Bakraoui, qui s'est fait exploser à l'aéroport.

"Il n'était pas connu chez nous pour terrorisme"

"Bien que nous les ayons informées que cet individu était un combattant terroriste étranger, les autorités belges n'ont pas été en mesure d'identifier ses liens avec le terrorisme", a poursuivi le président turc. Selon lui, les Pays-Bas ont été impliqués dans cette procédure parce que l'individu avait initialement demandé à être expulsé vers ce pays.

"Il n'y a, c'est certain, pas eu d'extradition" vers la Belgique, a répliqué Koen Geens sur la télévision belge néerlandophone VRT. "Il s'agit plus que probablement d'un renvoi opéré à la frontière syrienne par la Turquie." "A ce moment, il n'était pas connu chez nous pour terrorisme. C'était un criminel de droit commun en liberté conditionnelle, a-t-il assuré. Lorsqu'il a été renvoyé, ça aurait été, selon l'information que le parquet fédéral m'a communiquée, vers les Pays-Bas et non vers la Belgique."