Depuis les attentats de Bruxelles, Salah Abdeslam ne coopère plus avec les enquêteurs

Selon le ministre de la Justice, le suspect des attentats de Paris refuse de parler.

Salah Abdeslam, sur une photo diffusée par la police française le 15 novembre 2015.
Salah Abdeslam, sur une photo diffusée par la police française le 15 novembre 2015. (POLICE NATIONALE / AFP)

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Il ne parle plus. Le suspect clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, arrêté le 18 mars à Bruxelles, refuse de coopérer avec les enquêteurs depuis les attentats survenus mardi dans la capitale belge, a indiqué vendredi 25 mars le ministre de la Justice, Koen Geens. "Le procureur fédéral vient de m'informer que Salah Abdeslam ne voulait plus parler depuis les attaques de Zaventem et du métro de Bruxelles", a-t-il déclaré aux députés belges.

Le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw, comptait sur la collaboration d'Abdeslam pour mettre en place les pièces d'un puzzle "loin d'être terminé", avait-il dit lundi. Si Salah "Abdeslam décide (...) de nous donner quelques explications, ça va donner une autre lumière sur le dossier et éclairer quelques zones d'ombre", notamment "le rôle de chacun" des protagonistes, avait expliqué le procureur lors d'une conférence de presse conjointe avec le procureur de Paris, François Molins, à Bruxelles.

Un changement de stratégie depuis mardi

Depuis l'arrestation d'Abdeslam, son avocat, Sven Mary, a manié le froid et le chaud sur ses intentions. Il a commencé par dire, le lendemain, que son client refusait d'être remis à la justice française, arguant qu'il valait "de l'or" pour les enquêteurs belges, auxquels il n'a pas refusé de répondre lors de ses premiers interrogatoires.

Mardi, lors d'une nouvelle visite des enquêteurs, après les attentats de Bruxelles, Abdeslam a "refusé de faire la moindre déclaration", selon un communiqué de parquet. Et, désormais, Salah Abdeslam souhaite "partir en France le plus vite possible", a dit Sven Mary jeudi devant des journalistes. "Il a compris qu'ici, ce n'est qu'un petit bout du dossier. Il veut s'expliquer en France, c'est une bonne chose", a-t-il ajouté.