Attentats de Bruxelles : méfiez-vous des rumeurs

Dans la foulée des attaques contre l'aéroport et le métro bruxellois, de fausses informations ont circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Des policiers maintiennent un périmètre de sécurité autour de la station de métro de Maalbeek, à Bruxelles (Belgique), le 22 mars 2016.
Des policiers maintiennent un périmètre de sécurité autour de la station de métro de Maalbeek, à Bruxelles (Belgique), le 22 mars 2016. (NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP)
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"Ne participez pas à la diffusion de fausses informations", implore la police nationale française sur son compte Twitter. Dans la foulée des attentats de Bruxelles (Belgique), mardi 22 mars, de fausses images ont commencé à circuler dans les médias et sur les réseaux sociaux. Francetv info vous aide à distinguer le vrai du faux : voici les rumeurs qui ont été démenties.

Non, ces images de vidéosurveillance n'ont pas été filmées à l'aéroport ou dans le métro de Bruxelles

Dans la confusion, plusieurs médias ont relayé une vidéo présentée comme étant issue des caméras de vidéosurveillance de l'aéroport de Zaventem au moment de l'attaque. Mais comme l'ont remarqué plusieurs journalistes et internautes, cette séquence date en réalité de 2011 et n'a pas été tournée en Belgique, mais à l'aéroport Domodedovo de Moscou, en Russie. Un kamikaze s'était alors fait exploser, causant la mort de 35 personnes, rappelle Libération.

Une seconde vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, était censée montrer l'explosion à la station Maelbeek. Là encore, il s'agissait d'images anciennes : la séquence datait de l'attentat du métro de Minsk, en Biélorussie, en 2011, explique Libération.

Non, il n'y a pas eu de fusillade dans le centre de Bruxelles 

Sur les réseaux sociaux, des rumeurs faisaient état d'une fusillade dans le quartier du Sablon, situé dans le centre historique de Bruxelles. L'information a rapidement été démentie par La Dernière Heure.

Non, la frontière franco-belge n'a pas été fermée

Le trafic des Thalys a bien été interrompu dans la matinée, mais la frontière entre la France et la Belgique n'a pas été fermée pour autant, contrairement à ce qu'annonçait une responsable de la compagnie ferroviaire à Libération. Elle "est particulièrement surveillée", corrige le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, sur France Info"Il y a des opérations de contrôle qui sont menées en différents points, contrôles accrus, contrôles renforcés, contrôles étoffés mais la frontière n'est pas fermée."

Non, il n'y a pas de bombes dans tout Bruxelles

Ils citent le siège de la Commission européenne, l'Université libre de Bruxelles ou encore l'hôpital Saint-Pierre. Des comptes sur les réseaux sociaux ont largement diffusé des alertes d'attentat aux quatre coins de la ville dans le seul but "d'ajouter à la panique", note Le Monde. Ils utilisent tous la même formule, publiant par exemple à répétition : "Plusieurs bombes placées à l'Université Libre de #Bruxelles #ULB en vengeance pour l'Université de #Mosul !" Le message est alors suivi d'un montage avec les mêmes mots inscrits sur une photographie du lieu en question.

Capture écran d'un faux compte Twitter qui relaye de fausses informations sur les attentats de Bruxelles (Belgique), mardi 22 mars 2016.
Capture écran d'un faux compte Twitter qui relaye de fausses informations sur les attentats de Bruxelles (Belgique), mardi 22 mars 2016. (TWITTER)

Ces comptes, dont les premiers tweets datent du 22 mars au matin, sont "visiblement tenus par des sympathisants de l’Etat islamique", explique le journal. Ils sont supprimés par les internautes, mais de nouveaux voient rapidement le jour.