Attentats de Bruxelles : ce que l'on ne sait pas encore

Après le choc de ces attentats qui ont frappé la capitale belge, de nombreuses questions restent en suspens. 

Des personnes sont évacuées de l'aéroport de Bruxelles-National, à Zaventem, le 22 mars 2016. 
Des personnes sont évacuées de l'aéroport de Bruxelles-National, à Zaventem, le 22 mars 2016.  (FRANCOIS LENOIR / REUTERS)

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Quelques heures après la série d'attaques qui ont secoué Bruxelles, de nombreuses questions restent sans réponse sur le déroulé des événements. Alors que l'enquête ne fait que commencer pour les policiers belges, francetv info liste les interrogations qui restent encore en suspens.

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Quel est le bilan exact ?

Pour le moment, ni le parquet fédéral, ni la police n'ont donné de bilan global des attaques, qu'il soit provisoir ou définitif. Une trentaine de personnes ont été tuées et 200 blessées, selon les chiffres des pompiers, des bourgmestres de Bruxelles et de la Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (STIB).

Quel guichet de l'aéroport a été frappé par la première explosion ? 

Quelques heures après l'attaque, la compagnie aérienne American Airlines a été obligée de communiquer pour expliquer que les explosions survenues à l'aéroport international de Bruxelles ne s'étaient pas produites près de son comptoir d'enregistrement. Elle a également assuré qu'aucun de ses salariés n'avait été blessé.

Ce message a été publié pour démentir des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et publiées par certains site d'information qui affirmaient le contraire un peu plus tôt dans la matinée. 

Seule information pour le moment : selon un témoin cité par la radio publique francophone RTBF, les explosions ont eu lieu près d'une porte d'embarquement réservée aux vols pour les Etats-Unis.

Combien y avait-il de terroristes ? 

C'est l'une des grandes inconnues de ce mardi meurtrier. On peut supposer qu'ils étaient au moins quatre. Deux ont fait exploser leurs valises à l'aéroport, un troisième a pris la fuite et un quatrième s'est chargé de l'attaque du métro. Une photo des trois hommes de l'aéroport a été diffusée par le parquet. Il est cependant difficile de penser que ces attaques soient le fait de terroristes isolés.

Les autorités craignent qu'il y "ait encore des personnes dans la nature", a d'ailleurs indiqué le ministre belge des Affaires étrangères. Il faut donc se préparer à découvrir un réseau organisé derrière ces attaques. "Un engin explosif contentant entre autre des clous", "des produits chimiques et un drapeau de l'Etat islamique" ont ainsi été retrouvés lors d'une perquisition à Schaerbeek.

Ces attentats ont-ils un lien avec ceux de Paris en novembre ? 

"A ce stade, il n'est pas possible d'établir un lien formel avec les attentats de Paris", a déclaré le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw. Seule certitude pour le moment, l'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique. L'information a été relayée par le site américain de surveillance SITE.

Reste à déterminer si ces attaques sont en lien avec l'arrestation de Salah Abdeslam vendredi dernier — et donc avec les attentats de Paris. Si c'était le cas, la question de son transfèrement en France pourrait se poser. Peut-il être refusé par la justice belge ? D'après le spécialiste justice de France 2 Dominique Verdeilhan, ces attaques ne changent rien, sauf s'il est prouvé qu'Abdeslam est complice de l'attentat. Et même dans ce cas, la France et la Belgique pourraient conclure un accord pour l'extrader quand même. Un précédent a déjà eu lieu avec le violeur et tueur en série Michel Fourniret, note le journaliste.