Attentats de Bruxelles : ce que l'on sait de l'enquête

Au lendemain des attaques terroristes qui ont endeuillé la Belgique, la police traque toujours un suspect repéré par des caméras de surveillance à l'aéroport de Zaventem. Deux terroristes ont été identifiés.

Devant l'appartement dans lequel a été retrouvé des explosifs et un drapeau de l'Etat islamique, à Schaerbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, le 23 mars 2016.
Devant l'appartement dans lequel a été retrouvé des explosifs et un drapeau de l'Etat islamique, à Schaerbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, le 23 mars 2016. (BART VANDERKELEN / BELGA MAG)
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Les premiers éléments de l'enquête commencent à filtrer après les attentats qui ont fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés à Bruxelles, mardi 22 mars. La police en sait désormais davantage sur les auteurs de cette attaque.

Deux kamikazes ont été identifiés

La police a identifié les corps de deux des terroristes présumés, qui se sont fait exploser le 22 mars. Il s'agit de Khalid et Ibrahim El Bakraoui, deux frères de nationalité belge, a précisé mercredi le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw.

Ibrahim a été identifié grâce à ses empreintes comme l'un des auteurs des attentats de l'aéroport. C'est l'homme qui se trouve au milieu sur la photo des suspects diffusée mardi. Il était âgé de 29 ans. Son frère, Khalid, 27 ans, a été identifié lui aussi par ses empreintes comme le kamikaze qui s'est fait exploser à la station de métro de Maelbeek. "Les deux terroristes décédés avaient de lourds antécédents judiciaires non liés au terrorisme", a souligné le procureur.

"L’un des deux, Khalid, avait loué sous une fausse identité l'habitation du 60 rue du Dries à Forest, où avait éclaté [mardi 15 mars] une fusillade avec la police", détaille la RTBF. La fusillade et la perquisition de cet appartement ont mené, quelques jours plus tard, à l'arrestation de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de novembre à Paris.

La police fédérale belge a diffusé cette photo de trois suspects dans l'aéroport de Zaventem, après les attentats de Bruxelles (Belgique), le 22 mars 2016. 
La police fédérale belge a diffusé cette photo de trois suspects dans l'aéroport de Zaventem, après les attentats de Bruxelles (Belgique), le 22 mars 2016.  (FEDERAL POLICE / BELGA MAG / AFP)

Un homme est toujours recherché

Le troisième homme sur la photo, portant veste et chemise claires, des lunettes sous un chapeau noir, n'a toujours pas été retrouvé. Un avis de recherche a été lancé et la police a invité tous ceux qui disposaient de renseignements à la contacter au plus vite.

Une planque a été découverte

Enfin, le chauffeur de taxi qui a amené les trois suspects à l'aéroport de Zaventem a permis de découvrir d'où ils étaient partis. Les terroristes présumés s'étaient cachés dans l'appartement d'un immeuble de Schaerbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise.

La police y a découvert "15 kg d'explosif de type TATP, 150 litres d'acétone, 30 litres d'eau oxygénée, des détonateurs, une valise remplie de clous et de vis ainsi que du matériel destiné à confectionner des engins explosifs", a précisé le procureur. Le chauffeur de taxi s'était étonné que ses passagers ne le laissent pas manipuler les valises.

Non loin de cette planque, Ibrahim El Bakraoui a abandonné dans une poubelle un ordinateur contenant son "testament", selon le procureur fédéral belge. Dans ce "testament", il affirme "ne plus savoir quoi faire" et être "dans la précipitation" car il est "recherché de partout". Il dit également ne pas vouloir subir le même sort que Salah Abdeslam et finir dans une cellule.

Une bombe n'a pas explosé

Selon La Dernière Heure, c'est plusieurs heures après les attentats que le chauffeur de taxi a fait le lien avec des clients qu’il avait transportés en tout début de matinée. Alors que les médias faisaient état de trois sacs de voyage, l'homme s'est souvenu avoir sorti de son coffre un nombre de bagages plus important.

Selon le journal belge, c’est ce détail qui a permis de déclencher de nouvelles fouilles à l'aéroport et de retrouver la troisième bombe qui n’avait pas explosé. "Le troisième [suspect] a aussi mis sa valise sur un chariot, mais il a dû paniquer, elle n'a pas explosé", a précisé de son côté le maire de la commune de Zaventem, Francis Vermeiren.