Après les attentats de Bruxelles, la Pologne refuse d'accueillir des migrants

Elle est le premier pays de l'Union européenne à prendre une telle décision au lendemain des attaques qui ont touché la capitale belge.

Le Palais de la culture et de la science aux couleurs de la Belgique, à Varsovie (Pologne), le 22 mars 2016.
Le Palais de la culture et de la science aux couleurs de la Belgique, à Varsovie (Pologne), le 22 mars 2016. (MACIEJ LUCZNIEWSKI / NURPHOTO / AFP)

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La Pologne ferme ses portes. En réaction aux attentats de Bruxelles, la Première ministre Beata Szydło a affirmé, mercredi 23 mars, que le pays n'accueillera plus de migrants sur son sol dans le cadre du programme de répartition de l'Union européenne (UE). Les premiers réfugiés devaient arriver en Pologne fin mars-début avril.

La Pologne est le premier pays de l'UE à prendre une telle décision après les attaques qui ont fait au moins 31 morts et 270 blessés (dont trois Polonais) à Bruxelles mardi.

"L'UE ne tire pas de leçons de ce qui se passe"

"Après ce qui s'est passé hier à Bruxelles, il n'est pas possible en ce moment de dire que nous sommes d'accord pour accepter un groupe quelconque de migrants", a déclaré Beata Szydło. Jusqu'à présent, son gouvernement conservateur et eurosceptique était d'accord pour accueillir environ 7 000 réfugiés, respectant un engagement pris par le gouvernement centriste précédent.

"Nous sommes obligés de veiller avant tout à la sécurité de nos concitoyens", a-t-elle ajouté, appelant à refuser de recevoir en Europe "des milliers de migrants qui viennent ici seulement pour améliorer leurs conditions de vie". Parmi eux, "il y a également des terroristes", a affirmé la Première minister avant de poursuivre : "J'ai le regret de constater que l'UE ne tire pas de leçons de ce qui se passe."