Après les attentats à Bruxelles, la France valide des moyens inédits pour sécuriser l'Euro 2016

Des palpations systématiques seront notamment pratiquées à l'entrée des "fan zones". 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, répond aux questions des journalistes, après les attentats en Belgique, le 22 mars 2016, à l'Elysée. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, répond aux questions des journalistes, après les attentats en Belgique, le 22 mars 2016, à l'Elysée.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
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Comment assurer la sûreté de milliers de supporters ? La sécurité de l'Euro 2016 atteindra un niveau sans précédent, a rappelé le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, mardi 22 mars, quelques heures après les attentats de Bruxelles. A aucun moment, comme ce fut le cas après les attentats de novembre à Paris, les parties prenantes n'ont songé à remettre en cause l'organisation de l'Euro. "La position qui est la nôtre est de ne pas céder au terrorisme", a insisté Bernard Cazeneuve.

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Prévu de longue date, le comité de pilotage sur la sécurité de la compétition, organisée du 10 juin au 10 juillet en France, s'est déroulé place Beauvau dans la foulée des attaques terroristes dans la capitale belge, qui "nous rappellent tragiquement le haut niveau de menace auquel nous sommes confrontés", a estimé le ministre de l'Intérieur. Les membres du comité ont validé les propositions émises lors du dernier comité de pilotage, tenu après les attentats du 13 novembre.

"On ne peut pas rehausser en permanence"

Les attentats en Belgique ne modifieront en rien le dispositif sécuritaire prévu par l'Etat et l'organisateur, en l'occurrence l'UEFA, autour des stades et des "fan zones" de l'Euro 2016. "On ne peut pas rehausser en permanence ce qui est déjà à un niveau très élevé depuis janvier 2015", a estimé Bernard Cazeneuve, "mais nous pouvons conforter le dispositif".

Parmi celles-ci, les palpations systématiques à l'entrée des "fan zones", la détection éventuelle d'objets métalliques, le recours aux services de déminage et l'installation de la vidéo-surveillance dans ces "fans zones" qui pourront acceuillir entre 10 000 et 100 000 supporters dans les villes hôtes. 

L'UEFA, responsable de la sécurité des stades, des camps de base des équipes, des hôtels officiels et du centre des médias, s'apprête à recruter 10 000 agents privés, soit 7% de plus que le chiffre prévu avant le 13 novembre.