L'Allemagne durcit le ton contre les pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants expulsables

Trois semaines après l'attentat de Berlin, le gouvernement allemand a menacé dimanche de supprimer son aide au développement aux pays refusant de reprendre leurs ressortissants déboutés de leur demande d'asile.

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Pour le gouvernement allemand et sa chancelière, il est temps que les règles changent en matière d'expulsions. Les principaux ministres sont donc montés au créneau avec une cible : les pays qui ne coopèrent pas assez sur les reconduites à la frontière. Concrètement, les pays qui font preuve de mauvaise volonté pour recevoir leurs citoyens expulsés pourraient perdre le bénéfice des aides au développement.

Plus de 500 000 déboutés du droit d'asile sont toujours en Allemagne

C'est le cas Anis Amri qui a tout changé. Le terroriste de Berlin aurait dû être expulsé de l'Allemagne vers la Tunisie bien avant l'attentat du 19 décembre, mais la Tunisie n'a envoyé le laissez-passer nécessaire que le surlendemain de l'attaque. L'émotion suscitée en Allemagne pousse le gouvernement allemand à utiliser l'aide au développement comme moyen de pression. Du chantage, rétorquent certains pays comme la Tunisie, qui craint de voir revenir sur son sol des individus dangereux. Mais si l'Allemagne hausse le ton, c'est que le bilan en matière d'expulsions est loin des objectifs espérés : 23 000 déboutés du droit d'asile ont été renvoyés l'année dernière, mais ils sont plus de 500 000 à être encore en Allemagne.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, dépose une fleur, le 20 décembre 2016, au marché de Noël de Berlin (Allemagne), visé la veille par un attentat meurtrier. 
La chancelière allemande, Angela Merkel, dépose une fleur, le 20 décembre 2016, au marché de Noël de Berlin (Allemagne), visé la veille par un attentat meurtrier.  (MAURIZIO GAMBARINI / ANADOLU AGENCY / AFP)