72% des Français souhaitent un référendum sur le traité européen, selon un sondage

C'est ce qu'indique un sondage CSA réalisé pour "L'Humanité". L'exécutif a choisi la voie parlementaire pour l'adoption de ce nouveau traité, qui prévoit notamment la "règle d'or" budgétaire.

Angela Merkel et François Hollande à Reims (Marne), le 8 juillet 2012, lors de la commémoration des 50 ans de la reprise des relations franco-allemandes.
Angela Merkel et François Hollande à Reims (Marne), le 8 juillet 2012, lors de la commémoration des 50 ans de la reprise des relations franco-allemandes. (JACKY NAEGELEN / AFP)
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POLITIQUE - Ils veulent exprimer leur choix en personne. Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour L'Humanité à paraître lundi 27 août. François Hollande a choisi la voie parlementaire pour l'adoption de ce nouveau traité. Les votes pourraient avoir lieu dès le mois de septembre.

Les sondés ont été interrogés sur leur "souhait" d'un tel référendum. Une explication sur la "règle d'or", qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement", accompagnait la question.

66% de sympathisants PS y sont favorables

C'est parmi les sympathisants du PS que la proportion de personnes favorables à ce mode de ratification est la plus faible (66%). Elle est la plus forte (80%) parmi ceux du Front de gauche (PCF + Parti de gauche notamment). Quant aux sympathisants de droite, ils sont 75% à dire oui à un référendum.

Pour rappel, la "règle d'or" est au cœur du traité sur "la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire"signé à Bruxelles le 30 janvier par 25 des 27 pays européens (le Royaume-Uni et la République tchèque l'ont rejeté). Il recommande son inscription dans les Constitutions des Etats membres, mais ne les y contraint pas.

Nicolas Sarkozy souhaitait que ce soit le cas en France, ce qui aurait entraîné une révision constitutionnelle. Son successeur socialiste, qui s'est rallié au traité après l'ajout en juin d'un volet croissance de 120 milliards d'euros, préfère une loi organique.

Sondage réalisé par téléphone les 21 et 22 août auprès d'un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).