Logo du service d'appels en ligne Skype, propriété de Microsoft.
Logo du service d'appels en ligne Skype, propriété de Microsoft. (BLOOMBERG / GETTY IMAGES)

Microsoft a démenti, mardi 16 juillet, que les comptes des utilisateurs d'Outlook, Skype et d'autres services lui appartenant ont été "ouverts" à l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), et demandé au gouvernement des Etats-Unis la permission de publier la quantité exacte de données transmises. Le démenti de Microsoft, en réaction à des informations révélées par The Guardian (en anglais) sur la base de documents fournis par Edward Snowden, est similaire à ceux formulés depuis le 6 juin par les géants de l'internet Google, Yahoo!, Apple, Facebook et autres.

Ces entreprises ont été décrites par Edward Snowden comme participant au programme Prism en donnant aux analystes de la NSA un "accès direct" à leurs serveurs. "Microsoft ne fournit à aucun Etat un accès direct et sans entrave aux données de nos clients", a écrit Brad Smith, directeur juridique de Microsoft, sur Technet (en anglais). "Si un Etat demande des données de clients, y compris pour des motifs de sécurité nationale, il doit suivre les procédures légales applicables". 

Microsoft invoque des "obligations légales"

"Seule une minuscule fraction (…) des données de nos clients ont fait l'objet d'une demande de l'Etat liée au droit pénal ou à la sécurité nationale", précise-t-il. Microsoft a déposé une requête le 19 juin pour avoir le droit de publier le chiffre exact, affirme-t-il. "Nous pensons que la Constitution garantit notre liberté de partager plus d'informations avec le public, mais le gouvernement nous en empêche."

Les documents fournis par Edward Snowden montrent, selon le Guardian, que Microsoft a aidé la NSA à s'adapter au nouveau système de cryptage de la messagerie instantanée d'Outlook et accéder plus facilement à son service de stockage de fichiers en ligne, SkyDrive. "Cela ne surprendra personne, nous restons soumis à ces obligations légales quand nous mettons à jour nos produits et même quand nous renforçons le cryptage et les mesures de sécurité", souligne Brad Smith. Le Guardian cite également un document interne de la NSA indiquant que l'Agence a triplé ses capacités de stockage de conversations vidéo Skype entre 2011 et 2012.