Référendum catalan : dans quelles conditions va se jouer le match de football Espagne-Albanie ?

Le match de football Espagne-Albanie à Alicante, vendredi, constitue un test pour mesurer l’ampleur dans le pays des conséquences du référendum en Catalogne.

Un fan de foot brandit le drapeau espagnol et le maillot du FC Barcelone de Gerard Pique lors de l\'entrainement jeudi, avant Espagne-Albanie.
Un fan de foot brandit le drapeau espagnol et le maillot du FC Barcelone de Gerard Pique lors de l'entrainement jeudi, avant Espagne-Albanie. (MAXPPP)
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Fanny LechevestrierfranceinfoRadio France

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La rencontre Espagne-Albanie, à Alicante, est très attendue vendredi soir, autant par les amateurs de football que par les observateurs politiques. Le match, comptant pour les qualifications au Mondial 2018, se joue moins d’une semaine après le référendum catalan, alors qu’une crise politique traverse le pays, en passant par des clubs sportifs, comme le FC Barcelone.

L'Espagne : entre la qualification pour le Mondial de football et la poussée indépendantiste en Catalogne - un reportage de Fanny Lechevestrier
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Un joueur sera particulièrement scruté ce soir par toutes les caméras de télévision : Gerard Piqué qui fait depuis des années les belles heures de la sélection nationale espagnole. Le défenseur du FC Barcelone, Catalan, a provoqué le courroux d’une partie des Espagnols pour avoir pris position en faveur du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Jeudi soir, le Madrilène et capitaine de la Roja, Sergio Ramos, a tenté d’apaiser la situation, affirmant entretenir une très bonne relation avec Piqué.

Nous avons le droit de ressentir ce que nous voulons, du moment que nous sommes dans le même bateau et que nous ramons dans la même direction.

Sergio Ramos, capitaine de l'équipe nationale espagnole de football

Il n'est pas assuré que la déclaration du capitaine de la Roja suffise à calmer les supporters. À Alicante, on arbore fièrement le drapeau espagnol aux fenêtres. Un avant-goût de la colère s'est manifesté jeudi soir, lors de l’entraînement public. Dès que Piqué a foulé, seul, la pelouse, des sifflets ont fusé. Comme Gabriel, dans les tribunes, beaucoup reprochent au joueur catalan d’avoir introduit la politique dans le football.

Le sport est une chose, la politique en est une autre. Celui qui ne veut pas être espagnol, qu’il quitte l’Espagne. La Catalogne est espagnole.

Gabriel, supporter de la Roja

à franceinfo

Pour ces supporters, Gerard Piqué a brisé le mythe de l’unité de la sélection nationale, celle qui rassemblait tous les Espagnols. Ils ne semblent pas prêts à lui pardonner.