Espagne : la prudence du gouvernement central vis-à-vis de la Catalogne

Mélina Huet se trouve en direct de Madrid (Espagne) où elle fait le point sur la situation politique du pays et sur le cas catalan.

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En Espagne, en attendant les élections régionales du 21 décembre, que va-t-il se passer au niveau politique ? "Le gouvernement central s'attend à de nombreuses manifestations dans les prochains jours, voire à des occupations de ministères ou de bâtiments administratifs occupés par les fonctionnaires eux-mêmes. Il faut savoir qu'avant cette mise sous tutelle, 91% des fonctionnaires catalans ne prenaient pas leurs ordres depuis Madrid. Le gouvernement central doit donc faire preuve de grande prudence. C'est ce qu'il a fait hier après la destitution du très emblématique chef de la police catalane : les Mossos d'Esquadra, qui a été remplacé par son numéro 2, catalan lui aussi ", explique Mélina Huet en direct de Madrid.

Carles Puigdemont risque 30 ans de réclusion

La grande inconnue concerne la succession de Carles Puigdemont. La journaliste ajoute : "Destitué, il devrait être normalement remplacé par la numéro 2 de Mariano Rajoy, Soraya Sáenz de Santamaría. Mais on ne sait toujours pas si elle va se rendre en Catalogne. Lui se considère en tout cas toujours comme le président catalan, mais son sort pourrait basculer dans les prochains jours. Il pourrait être inculpé par la justice pour des faits de rébellion. Il faut savoir que c'est un délit très grave en Espagne qui est passible de 30 ans de réclusion."

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