DIRECT. Indépendance de la catalogne : Mariano Rajoy estime qu'"il n'y a pas de médiation possible" avec l'exécutif catalan

Le Conseil des ministres, présidé par le conservateur Mariano Rajoy, s'est réuni ce matin, au lendemain du discours du président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, lors d\'une déclaration à Madrid, le 1er octobre 2017. 
Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, lors d'une déclaration à Madrid, le 1er octobre 2017.  (SERGIO PEREZ / REUTERS)
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Louis BoyRaphaël GodetCamille CaldiniFrance Télévisions

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Ce qu'il faut savoir

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a rejeté, mercredi 11 octobre, les nombreuses offres de médiation pour résoudre la crise avec les séparatistes au pouvoir en Catalogne. "Il n'y a pas de médiation possible entre la loi démocratique et la désobeissance, l'illégalité", a résumé le Premier ministre conservateur lors d'une allocution devant le congrès des députés, au lendemain de la signature d'une déclaration d'indépendance par les séparatistes catalans.

Le gouvernement espagnol s'est réuni en urgence dans la matinée, pour décider des mesures à prendre après le discours du président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, qui a promis l'indépendance de la Catalogne, sans toutefois la proclamer immédiatement.

Rajoy demande à Puigdemont de confirmer sa position. Plus tôt dans la journée, il a formellement demandé au président régional catalan, Carles Puigdemont, de confirmer s'il a déclaré l'indépendance. Il a précisé que cette demande se faisait dans le cadre de l'article 155 de la Constitution, la procédure qui permet de suspendre l'autonomie d'une région.

 Le gouvernement espagnol étudie "toutes les options", selon une source gouvernementale à l'AFP.  Le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, pourrait suspendre l'autonomie de la région. Une mesure sans précédent.

Le chef de la diplomatie espagnole, Alfonso Dastis, a dénoncé sur Europe 1 les "ruses" et la "duperie" des annonces de Carles Puigdemont, qui vont conduire à des "affrontements" économiques et sociaux, a-t-il prédit.

Mardi soir, le président séparatiste catalan, Carles Puigdemont, a promis de transformer la Catalogne en "république" indépendante, tout en défendant une suspension du processus pour trouver une "solution négociée" avec Madrid.

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09h20 : Revenons rapidement sur les principales infos de la journée :

L'équipe de France, victorieuse de la Biélorussie, participera bien à la Coupe du monde 2018 en Russie. Cette nuit, l'Argentine de Lionel Messi a décroché son billet in extremis.

Le président catalan, Carles Puigdemont a officiellement déclaré l'indépendance de la Catalogne avant de la suspendre aussitôt pour donner une chance au dialogue avec Madrid. Le gouvernement espagnol a rejeté en bloc cette déclaration et convoqué un Conseil des ministres extraordinaire à 9 heures.

• Les langues se délient contre Harvey Weinstein. De nombreuses actrices accusent le producteur hollywoodien de harcèlement sexuel. La comédienne Asia Argento dit même avoir été victime d'un viol. Franceinfo revient sur ces accusations qui se multiplient.

07h21 : Le renoncement de Carles Puigdemont a réellement déclarer l'indépendance de la Catalogne est à la une du Figaro et de Libération ce matin.










06h32 : A Barcelone, le discours de Carles Puigdemont semble avoir laissé tout le monde sur sa faim. "Au fond, nous sommes contents, mais nous attendions plus", déplore Pere, un indépendantiste rencontré par l'AFP. "Il ne va rien se passer parce que Madrid ne le permettra pas". Laura, qui ne veut pas voir l'Espagne se diviser, n'est pas totalement tranquille non plus : "J'ai cet espoir, mais la peur est toujours là".

06h24 : "La question se posera, si les Corses le souhaitent, dans dix ans. Mais pour notre part, indépendantistes, nous n'avons jamais eu le projet d'imposer l'indépendance à une majorité de Corses qui n'en voudraient pas".


Le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, figure de l'indépendantisme insulaire, était invité de franceinfo après le discours de Carles Puigdemont hier, et a martelé qu'il n'avait pas pour projet de suivre l'exemple de la Catalogne dans l'immédiat : "Sur le plan économique, la Corse ne connaît pas la situation florissante de la Catalogne", a-t-il rappelé.