Catalogne : accusé de rébellion, l'ex-président Puigdemont se constitue prisonnier belge

L'ancien président catalan est en garde à vue à Bruxelles ce dimanche 5 novembre avec quatre de ses anciens ministres. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par Madrid, Carles Puigdemont a préféré se rendre à la justice belge.

Voir la vidéo
France 3
avatar
France 3France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Retenu dans les bureaux du procureur à Bruxelles ce dimanche soir, Carles Puigdemont sera fixé sur son sort au plus tard à 9h17 lundi 6 novembre. Il sera remis en liberté ou placé en détention provisoire en vue d'une possible extradition vers l'Espagne. Ce dimanche matin, seul à l'arrière d'une voiture, le président catalan destitué est venu se livrer à la justice belge, tout comme quatre de ses ministres. "Les cinq personnes recherchées par l’Espagne se sont présentées auprès de la police judiciaire fédérale de Bruxelles", a indiqué Gilles Dejemeppe, porte-parole du parquet de Bruxelles. "En présence de leur avocat, elles se sont vues signifier chacune le mandat d'arrêt les concernant."

Manif de soutien à Madrid

Ce dimanche après-midi, les cinq gardés à vue ont été transférés dans l’immense palais de justice. L'un après l'autre, ils ont répondu aux questions du juge. Carles Puigdemont et ses proches sont accusés de sédition, rébellion et détournement de fonds. Des faits passibles de trente ans d'emprisonnement en Espagne. À Barcelone, le parti indépendantiste catalan insiste pour que ses dirigeants incarcérés se présentent aux élections régionales du 21 décembre. Carles Puigdemont pourrait mener campagne depuis la Belgique. Ce soir à Madrid, des manifestants ont réclamé la libération des prisonniers indépendantistes catalans.

Le JT
Les autres sujets du JT
Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne, à Barcelone, le 27 octobre 2017.
Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne, à Barcelone, le 27 octobre 2017. (EMILIO MORENATTI/AP/SIPA)