Yannick Rousselet (Greenpeace) : "Nos centrales n'ont jamais été prévues pour faire face à cette menace aérienne"

Ce lundi à 14 heures, l'Assemblée nationale organise une audition publique sur "la sécurité des installations nucléaires et les drones". L'occasion pour Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace, de rappeler le danger que représentent les drones aériens vis-à-vis des piscines de stockage de combustible.

(Yannick Rousselet est le chargé de campagne nucléaire de Greenpeace © MaxPPP)
avatar
franceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

 Selon Yannick Rousselet, "nous avons enfin une commission parlementaire qui prend les choses au sérieux pour comprendre quelle est la menace réelle et pour parler de la vétusté de nos installations" . Mais, le représentant de Greenpeace rappelle que "nos centrales nucléaires n'ont jamais été prévues pour faire face à cette menace aérienne."

 

"Le gouvernement minimise cette affaire depuis le début" 

Le représentant de Greenpeace s'étonne du fait que "des gens puissent s'amuser, depuis plus de deux mois, à survoler ces installations" . Et si la commission sur ces drones à l'Assemblée nationale va donc dans le bon sens, il s'interroge : "la question est de savoir si c'est un souci de transparence avant tout parce qu'ils ont peur que tout cela nuise à l'image du nucléaire français ou, si réellement, il y a une volonté d'aller au fond de cette enquête."

 

Car, il y a danger selon Yannick Rousselet. "Un drone qui regarde et tombe n'est pas une menace en lui-même. Mais un drone transportant une charge explosive et disposé à des endroits sensibles de la centrale comme les piscines de stockage de combustible [peut l'être]. Si quelqu'un voulait créer une brèche dans ces piscines, on aurait un nuage de combustible irradié qui se dégraderait. Alors là, nous serions dans l'accident nucléaire majeur !"

Yannick Rousselet répond à Fabienne Sintès
--'--
--'--