VIDEO. "Energy Observer" : un tour du monde en totale autonomie énergétique

Ce catamaran part de Saint-Malo vendredi pour cinq ans d'expérimentations scientifiques. 

Voir la vidéo
FRANCEINFO
avatar
Anne BrigaudeauFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Dans les airs, on avait déjà vu Solar Impulse, un avion à moteurs électriques alimentés par l'énergie solaire. Dans l'eau, il y aura désormais, l'Energy Observer, un bateau autonome en énergie, propulsé à l'hydrogène et aux énergies renouvelables. Le catamaran de 30 mètres de long est mis à l'eau, vendredi 14 avril, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Pour visiter les océans et mers du monde pendant cinq ans, l'embarcation est capable de produire son propre hydrogène par électrolyse à partir de l'eau de mer. Une énergie qui viendra compléter celle apportée par les 130m2 de panneaux photovoltaïques, ses deux éoliennes à axe vertical et son aile de traction intelligente. 

Nicolas Hulot comme parrain

"Ce bateau est un 'smart grid' (réseau électrique intelligent) flottant", a résumé Victorien Erussard, 38 ans, qui travaille sur ce projet depuis 2013. L'idée lui est venue de l'aventure de Solar Impulse, l'avion solaire expérimenté par les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg. Nicolas Hulot est le parrain du navire.

Après une série d'étapes en France jusqu'à la fin de l'année, l'Energy Observer, "une plateforme expérimentale testée en milieu extrême de l'équateur aux pôles", appareillera pour une "odyssée du futur" jusqu'en 2022 : un tour du monde de 101 étapes sans émission de CO2 avec "pour objectif de partir à la découverte de solutions pour un futur plus propre", explique Jérôme Delafosse, le chef d'expédition.

L'expédition intègre également un projet pédagogique, avec notamment une série documentaire de huit épisodes, mais aussi la création d'un média numérique afin que le grand public puisse suivre, en temps réel, les différentes étapes et expériences du voyage. 

Le bateau Energy Observer à Saint-Malo, le 7 avril 2017. 
Le bateau Energy Observer à Saint-Malo, le 7 avril 2017.  (DAMIEN MEYER / AFP)