Le gouvernement souhaite réactiver le principe de la circulation alternée lors des pics de pollution aux particules. Le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, a proposé, mercredi 18 décembre, d'étendre en 2014 aux particules fines et aux oxydes d'azote (NOx) la possibilité, en cas de pics, d'une circulation alternée basée sur les plaques d'immatriculation.

"La circulation alternée fait partie des mesures d'urgence pouvant être prises dans les situations de dépassement du seuil d'alerte, pour limiter l'ampleur des pointes de pollution, selon le principe suivant : les véhicules dont le numéro d'immatriculation est pair ne peuvent circuler que les jours pairs, les véhicules dont le numéro d'immatriculation est impair ne peuvent circuler que les jours impairs", souligne le ministère. "Ce dispositif ne peut être déclenché à l'heure actuelle que pour les pics de pollution à l'ozone", ajoute-t-il.

Si la qualité de l'air s'est globalement améliorée en France depuis une vingtaine d'années, les niveaux de particules (PM 10 ou PM 2.5 en fonction de leur taille, en micromètres), d'ozone et de dioxyde d'azote (NO2) restent alarmants.

 

Trafic dense sur le périphérique parisien, le 6 septembre 2013. 
Trafic dense sur le périphérique parisien, le 6 septembre 2013.  (JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP / AFP)